Anthropozän oder Kapitalozän? https://www.ouvroir.fr/apropos/index.php?id=246 Benjamin Beuerle greift die Debatte um die Verwendung des Begriffs „Kapitalozän“ anstelle von „Anthropozän“ auf und analysiert anhand dreier Fallstudien, wie sich die Umweltpolitik vom Ende der UdSSR bis zum Russland der Ära Putin entwickelt hat. Er beschreibt, dass die Sowjetregierung unter Gorbatschow den menschengemachten, bedrohlichen Charakter des Klimawandels erkannt und Maßnahmen zur Emissionsreduktion und zur Entwicklung regenerativer Energien in Erwägung gezogen hatte. Auf lokaler Ebene wurden Maßnahmen getroffen, um die durch den Autoverkehr verursachte Umweltverschmutzung zu verringern. Diese Politik wurde in der postsowjetischen Ära teilweise fortgeführt. Erst unter Putin wandelte sich die Position der Regierung hin zu einer Leugnung des Klimawandels und die erneuerbaren Energien wurden zugunsten fossiler Energieträger, die als geopolitisches Instrument genutzt wurden, vernachlässigt. Er schließt daraus, dass der Wandel in der Umweltpolitik weniger dem Wechsel zwischen Wirtschaftssystemen, vom Sozialismus zum Kapitalismus, als vielmehr der persönlichen Orientierung eines führenden Politikers geschuldet ist, dessen Regime auf fossilen Energieträgern fußt. Faut-il parler de « capitalocène » plutôt que d’« anthropocène » ? Pour contribuer à ce débat, l’article esquisse trois études de cas qui retracent l’évolution de politiques climatiques depuis l’Union soviétique tardive jusqu’à l’ère Poutine. La première examine les positions gouvernementales quant au changement climatique, la deuxième se penche sur la question des émissions automobiles dans le kraï de Primorié (la région autour de Vladivostok) et la troisième sur celle des énergies renouvelables. La dernière décennie de l’URSS a vu naître une nouvelle orientation en matière de politique environnementale et climatique à différents niveaux. Des voitures ont été retirées de la circulation afin de réduire les émissions, des énergies renouvelables ont été développées et des initiatives visant à limiter les émissions nocives pour le climat ont été lancées. Qu’en est-il advenu après 1991 ? En Extrême-Orient russe, l’importation de voitures d’occasion japonaises est devenue un phénomène massif et le kraï de Primorié est devenu la région avec la plus forte densité automobile de Russie. Cela a entraîné une augmentation des gaz d’échappement nocifs pour l’environnement et le climat. À la fin des années 2010, la proximité du Japon et de la Chine a toutefois permis à la région de jouer un rôle de pionnier en Russie dans le domaine de la mobilité automobile à faibles émissions (voitures hybrides et électriques). Alors que cette étude régionale dresse un bilan ambivalent de la transition d’une économie planifiée vers une économie de marché, les deux autres études de cas montrent, pour les années 1990, une certaine continuité avec la période précédente, durant laquelle Gorbatchev et une partie de son gouvernement avaient développé un programme plus humaniste, comprenant des mesures visant à réduire les gaz à effet de serre. Des documents gouvernementaux décrivaient alors le changement climatique comme anthropique et menaçant. Une série d’installations géothermiques et éoliennes étaient réalisées. À partir du début du règne de Poutine, en revanche, les déclarations climatosceptiques se sont multipliées, tandis que les énergies renouvelables ont été reléguées au second plan. Dès son arrivée au pouvoir, Poutine a misé sur les matières premières fossiles comme instrument géopolitique, stratégique et économique essentiel. Le changement décisif n’est donc pas tant imputable au passage du socialisme au capitalisme qu’aux personnalités politiques et à leurs valeurs. Numéros en texte intégral Capitalisme et écologie Capitalisme et écologie fr mer., 14 janv. 2026 10:20:07 +0100 mer., 21 janv. 2026 14:23:12 +0100 https://www.ouvroir.fr/apropos/index.php?id=246 0