idéologie https://www.ouvroir.fr/cpe/index.php?id=100 Entrées d’index fr 0 Les usages sportifs en Alsace au lendemain de la Grande Guerre https://www.ouvroir.fr/cpe/index.php?id=1224 Le retour de l’Alsace à la France en 1918 est marqué par un surinvestissement des questions nationales. Les activités physiques et sportives n’échappent pas à ce phénomène. Entrées dans la région avec l’intime conviction que les pratiquants locaux vont se fondre dans le moule républicain et intégrer de bonne grâce les institutions sportives françaises, les autorités prennent conscience qu’elles vont devoir composer avec un creuset identitaire autrement plus complexe qu’elles ne le pensaient. Dans une sorte de réflexe auto-protecteur, les populations locales ont en effet érigé, depuis l’annexion allemande, certains particularismes au rang d’identité de substitution. De nombreux sportifs alsaciens entendent pérenniser ces dispositions après 1918. Notre contribution entend interroger les conditions d’échanges qui s’instaurent dès lors entre les autorités françaises et les acteurs du sport local. Tandis que les premières tentent de convertir « par corps » les autochtones au modèle républicain en valorisant les traditions françaises de l’Alsace, les seconds s’attachent à faire vivre leurs revendications régionales sans nécessairement chercher à se couper des institutions sportives hexagonales. The reintegration of Alsace to France in 1918 was marked by patriotic issues, especially as far as physical and sporting activities were concerned. The French authorities thought that Alsatian athletes would subscribe to the French administration policy regarding sports and therefore join the national sports federations even if they were aware that identity issues had to be taken into account. Indeed, since the German annexation, local populations had been trying to protect themselves by highlighting their distinctive regional identity. Many Alsatians athletes tried to do the same after 1918. Our research focuses on the relationships established between the French authorities and Alsatian athletes. We’ll see that the former tried to convert Alsatians to the sport activities played all over the country by enhancing the French traditions of the region, while the latter endeavoured to bring out the Alsatian specific features without necessarily going against the French sports federations. Die Rückgabe des Elsass an Frankreich im Jahr 1918 wird dadurch gekennzeichnet, dass die nationalen Themen in allen anderen vorhanden sind. Körperliche und sportliche Aktivitäten bilden keine Ausnahme. Beim Einzug in das Elsass waren die Behörden überzeugt, dass sich die lokalen Sportler in die republikanische Form einfügen und freiwillig in die französischen Sportinstitutionen integrieren würden. Es wird ihnen aber klar, dass sie es mit einem viel komplexeren Identitäts-Schmelztiegel zu tun haben werden, als sie dachten. In einer Art Schutzreflex haben sich seit der deutschen Annexion tatsächlich lokale Bevölkerungsgruppen gebildet, die bestimmte Besonderheiten im Sinne einer Ersatzidentität aufweisen. Viele elsässische Sportler beabsichtigen, diese Bestimmungen nach 1918 fortzusetzen. Unser Beitrag zielt darauf ab, die Art und Weise zu hinterfragen, wie sich unter diesen Umständen der Austausch zwischen den französischen Behörden und den lokalen Akteuren des Sports etabliert hat. Während die Behörden versuchen, die Einheimischen „über den Körper“ zum republikanischen Modell zu bekehren, indem sie die französischen Traditionen des Elsass fördern, bemühen sich letztere, ihre regionalen Ansprüche am Leben zu erhalten, ohne sich zwangsläufig von nationalen Sportinstitutionen abzuschotten. jeu., 28 avril 2022 11:58:28 +0200 lun., 06 nov. 2023 15:43:08 +0100 https://www.ouvroir.fr/cpe/index.php?id=1224 Comment comprendre « droits linguistiques » ? Éléments de réflexion à partir de productions discursives politiques en Alsace au xxe siècle https://www.ouvroir.fr/cpe/index.php?id=711 À partir de trois moments particuliers de l’histoire sociopolitique et linguistique de l’Alsace (l’entre-deux-guerres ; l’immédiat après-Deuxième guerre mondiale ; la décennie « contestatrice » 1970-1980), il s’agit d’interroger des productions discursives politiques où les syntagmes « droits linguistiques », « droits à la langue », etc. apparaissent, pour tenter d’en comprendre à la fois la signification et la portée, en contexte d’abord, par comparaison et contraste des époques visées, ensuite.Par ce bref parcours, il s’agit de les questionner d’un point de vue historique et diachronique, de manière à voir si cet angle d’approche de l’analyse apporte des éléments permettant d’affiner le sens de « droits linguistiques », notamment par l’usage qu’en font les acteurs. Quel qu’en soit le résultat, l’objectif serait d’apporter une contribution à la réflexion sur l’articulation entre politique linguistique et « droits linguistiques ». By referring to three particular periods of the socio-political and linguistic history of Alsace (the Interwar years, the immediate aftermath of the Second World War, the « decade of protest » 1970-1980), we will submit to examination political discursive productions in which occur words related to « linguistic rights », « rights to language », etc., in an attempt to understand both their meaning and their scope, first in each context, then by comparing and contrasting the periods referred to.The purpose of this brief itinerary is to question these phrases from a historical and diachronic point of view in order to see if an analysis undertaken with this approach provides evidence to refine the meaning of « language rights », in particular through the use which actors make of them. Whatever the outcome, the aim would be to contribute to the reflection on the relationship between language policy and « language rights ». In drei besonderen Abschnitten der jüngeren soziopolitischen und sprachlichen Geschichte des Elsass (1919-1939; die unmittelbare Nachkriegszeit [1945-1955]; das Jahrzehnt des Protests [1970-1980]) sollen politische Texte untersucht werden, in welchen Wörtergruppen wie „sprachliche Rechte“, „Recht(e) auf Sprache“, usw. vorkommen. Es geht darum, deren Sinn und Tragweite zuerst in ihrem Kontext zu verstehen, und dann im Vergleich untereinander zu untersuchen.Durch eine solche geschichtliche und diachronische Untersuchung soll festgelegt werden, ob eine solche Art und Weise, die „sprachlichen Rechte“ anzugehen, sinnvoll ist und es erlaubt, eine bessere Kenntnis der semantischen Werte zu bekommen, die die Benutzer jenen Wörtergruppen zuschreiben. Außerdem soll das Referat dazu beitragen, der Artikulation zwischen Sprachpolitik und „sprachlichen Rechten“ näher zu kommen. jeu., 28 avril 2022 10:23:05 +0200 lun., 06 nov. 2023 14:03:58 +0100 https://www.ouvroir.fr/cpe/index.php?id=711 Discussion finale https://www.ouvroir.fr/cpe/index.php?id=193 mer., 27 avril 2022 17:02:09 +0200 lun., 06 nov. 2023 11:28:17 +0100 https://www.ouvroir.fr/cpe/index.php?id=193 Politique linguistique dictatoriale : l’évaluation de la LTI https://www.ouvroir.fr/cpe/index.php?id=161 La programmation de l’identité collective allemande à l’époque du national-socialisme s’est effectuée à partir d’une réquisition de la langue, d’une occupation permanente des désignations et des concepts qui représente en cela un projet gigantesque et insensé de « politique linguistique ». A la question de savoir s’il est possible d’évaluer une telle politique, Victor Klemperer répond de façon magistrale dès les années 1933-1945 par la rédaction de son Journal et par la publication en 1947 de LTI, la langue du IIIe Reich. L’article a pour objet de faire ressortir les caractéristiques de cette évaluation de nature si particulière. Zur Zeit der nationalsozialistischen Herrschaft wurde den Deutschen eine kollektive Identität verordnet, die weitgehend durch ein ‚Requirieren’ der Sprache, eine permanente Besetzung der Begriffe gestaltet wurde. Dadurch entstand das gigantische und jeder Vernunft entbehrende Projekt einer allumfassenden – wohl aber verdeckten – « Sprachpolitik ». In seinem Tagebuch und mehr noch in der zusammenfassenden Studie LTI, die Sprache des Dritten Reichs beantwortet Victor Klemperer die Frage, ob es möglich ist, eine solche Politik zu entlarven und wissenschaftlich zu bewerten. Ziel dieses Artikels ist es, die Hauptmerkmale dieser beispiellosen Analyse hervorzuheben. mer., 27 avril 2022 17:01:07 +0200 lun., 06 nov. 2023 11:26:17 +0100 https://www.ouvroir.fr/cpe/index.php?id=161 L’analyse des pratiques d’évaluation des politiques linguistiques : un objet d’étude à constituer https://www.ouvroir.fr/cpe/index.php?id=95 Cette contribution introductive présente et analyse les différentes tentatives pour constituer en champ de recherche les interventions politiques sur les questions de langues, pour le délimiter et le nommer, particulièrement au moyen des termes de « politique linguistique » et d’« aménagement linguistique ». Elle montre que pour constituer la « politique linguistique » comme champ disciplinaire, il est nécessaire de prendre en compte des dimensions non seulement linguistiques et politiques, mais aussi sociales, idéologiques, économiques.Cette multiplicité des dimensions en fait un champ difficile à explorer. Nous avons fait l’hypothèse que l’analyse des pratiques d’évaluation des politiques linguistiques pouvait constituer une entrée dans ce champ dans la mesure où elle permet d’observer plusieurs dimensions. Nous avons balisé cette entrée par des marqueurs comme « réussite » et « échec » et expliquons ici ce qu’ils peuvent mais aussi ne peuvent révéler.Une typologie des documents d’évaluation est esquissée : rapports d’experts, documents de mise en œuvre, réceptions par des acteurs sociaux (comme les médias). La diversité et la représentativité des études de cas présentées dans ce volume font de celui-ci une première étape qui ouvre des perspectives à la recherche. This introductory contribution presents and analyses the different attempts to constitute political interventions on language questions into a field of research, to determine its scope, and to name it, particularly with such terms as "language policy", "language planning". It points to the fact that to constitute "language policy" as a disciplinary field it is necessary to take into consideration several dimensions, not only political and linguistic ones, but also social, ideological and economical ones.Such many‑sided field is difficult to explore. We hypothesized that the analysis of the practices of evaluation of language policies could be an entry to it as it allows the observation of several dimensions. We signposted this entry with such markers as "success" and "failure" and explain here what they can but also cannot reveal.A typology of evaluation documents is outlined: reports by experts, implementation documents, reception by social actors (such as media). Presenting a large and representative scale of case studies, this volume is a first step for future research. mer., 27 avril 2022 16:53:32 +0200 lun., 06 nov. 2023 11:20:59 +0100 https://www.ouvroir.fr/cpe/index.php?id=95