Swedish literature https://www.ouvroir.fr/deshima/index.php?id=185 Entrées d’index fr 0 La mer dans Herr Arnes penningar de Selma Lagerlöf https://www.ouvroir.fr/deshima/index.php?id=200 Avec Herr Arnes penningar (1903), Les écus de Messire Arne, Selma Lagerlöf crée un de ses récits les plus sombres. Le point de départ est la relation strictement factuelle que fait Johan Oedman, dans la chronique Chorographia Bahusiensis (1746), de l’assassinat du pasteur de la paroisse de Solberga, à un moment de la seconde moitié du xvie siècle. Lagerlöf transforme cette trame narrative, en l’inscrivant dans un cadre spatio-temporel spectaculaire de son invention, où la mer prise dans les glaces joue un rôle de premier plan. L’objectif de cet article est de mettre en évidence ce cadre et le rôle qu’il joue dans le déploiement sophistiqué du récit, où la mer gelée fait s’effacer les frontières, surgir le surnaturel et s’ouvrir les profondeurs de l’âme en souffrance. Selma Lagerlöf’s Herr Arnes penningar (1903), Herr Arne’s hoard or The Treasure in english, is one of her darkest stories. The starting point is Johan Oedman’s strictly factual account, in the chronicle Chorographia Bahusiensis (1746), of the murder of the parish priest of Solberga, some time in the second half of the 16th century. Lagerlöf transforms this narrative, setting it in a spectacular spatio-temporal framework of her own invention, in which the ice-covered sea plays a prominent role. The aim of this article is to highlight this setting and the role it plays in the sophisticated unfolding of the narrative, in which the frozen sea blurs boundaries, gives rise to the supernatural and opens up the depths of the suffering soul. lun., 22 sept. 2025 10:19:36 +0200 mer., 03 déc. 2025 15:38:49 +0100 https://www.ouvroir.fr/deshima/index.php?id=200 On Freedom, Dreams, Wisdom, Life https://www.ouvroir.fr/deshima/index.php?id=175 In Björn Larsson’s novels and essays, Northern seas are experienced as one example of what the sea can offer human beings in terms of freedom from any boundaries and intimate relation with nature; at the same time, however, since his first literary attempts Larsson seems to have pointed out (or built up) an expansion of the Northern dimension when approaching life by and on the sea: this broader image has much to do with the traces of ancient Celts’ culture, as well as with his characters’ destinies and ambitions and, not least, his own accounts for real sea experiences. This paper provides meaningful examples of Larsson’s attitude and contribution to the representation of the Northern Sea, while reflecting on the role of the sea in his works. Dans les romans et les essais de Björn Larsson, les mers du Nord sont vécues comme un exemple de ce que la mer peut offrir aux êtres humains en termes de liberté de toute frontière et de relation intime avec la nature ; en même temps, cependant, depuis ses premières tentatives littéraires, Larsson semble avoir signalé (ou construit) une expansion de la dimension septentrionale en abordant la vie par et sur la mer : cette image plus large a beaucoup à voir avec les traces de l’ancien culture des Celtes, ainsi que les destins et les ambitions de ses personnages et, non des moindres, rend compte de ses propres expériences. Cet article fournit des exemples significatifs de l’attitude de Larsson et de sa contribution à la représentation de la mer du Nord, tout en réfléchissant au rôle de la mer dans ses œuvres. lun., 22 sept. 2025 09:46:18 +0200 mer., 03 déc. 2025 15:37:09 +0100 https://www.ouvroir.fr/deshima/index.php?id=175 Lost Heritage and Reconstructing Sámi Roots in Mats Jonsson’s Comic Novel När vi var samer https://www.ouvroir.fr/deshima/index.php?id=260 In Sweden, artistic expressions by Sámi authors and artists dealing with the trauma of lost language, culture and identity of the Sámi, the only indigenous people in Europe, have recently become visible in a prominent way. The film Sami Blood (2016), directed by Amanda Kernell, was shown at festivals in Europe. The epic poem Ædnan. Epos (2018) by Linnea Axelsson, about the forced migration of Sámi families, was awarded the prestigious Augustprize in 2018 for the best fiction book, and Elin Anna Labba received the same prize for nonfiction in 2020 for her documentary book Herrarna satte oss dit. Om tvångsförflyttningarna i Sverige (2020), also about Sámi forced migration in Northern Scandinavia. In 2021, Mats Jonsson published the comic novel När vi var samer (When we were Sámi), which had very positive reviews in the most prominent Swedish newspapers such as Svenska Dagbladet and Dagens Nyheter. Mats Jonsson discovered that his ancestors were originally Sámi. He refers to the works of Axelsson and Labba and positions himself in the same genre, i.e. modern Sámi literature about lost heritage and identity. This paper sets the comic novel by Jonsson in the context of Axelsson’s and Labba’s works and, more generally, the renaissance of modern Sámi literature in Sweden. Furthermore, the analysis of När vi var samer will demonstrate how literature is intended to heal trauma, visualize a lost history and strengthen peripheral voices. En Suède, les expressions artistiques d’auteurs et d’artistes sámi traitant du traumatisme de la perte de la langue, de la culture et de l’identité des Sámi, le seul peuple autochtone d’Europe, sont récemment devenues manifestement visibles. Entre autres, le film Sami Blood (2016), réalisé par Amanda Kernell, a été présenté dans plusieurs festivals en Europe. Le poème épique Ædnan. Epos (2018) de Linnea Axelsson, qui traite de la migration forcée des familles sámi, a quant à lui reçu le prestigieux Augustprize en 2018 pour le meilleur livre de fiction. Le même prix a ensuite, en 2020, été décroché dans la catégorie non-fiction par le livre documentaire d’Elin Anna Labba Herrarna satte oss dit. Om tvångsförflyttningarna i Sverige (2020), qui s’occupe également de la migration forcée des Sámi dans le nord de la Scandinavie. En 2021, c’est le tour de Mats Jonsson. Il publie alors la bande dessinée När vi var samer, en recevant des critiques très positives dans les principaux journaux suédois tels que Svenska Dagbladet et Dagens Nyheter. Ayant découvert que ses ancêtres étaient à l’origine des Sámi, Mats Jonsson se laisse inspirer par les œuvres d›Axelsson et de Labba afin de se positionner dans le même genre, à savoir celui de la littérature sámi moderne thématisant la perte de l’héritage et de l’identité. Cet article replace la bande dessinée de Jonsson dans le contexte créé par les œuvres d’Axelsson et de Labba et, plus généralement, par la renaissance de la littérature sámi moderne en Suède. En outre, l’analyse de När vi var samer montre comment la littérature peut servir à guérir les traumatismes, à visualiser une histoire perdue et à renforcer les voix périphériques. mer., 24 sept. 2025 09:20:37 +0200 mer., 03 déc. 2025 14:08:16 +0100 https://www.ouvroir.fr/deshima/index.php?id=260