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    <title>poetics</title>
    <link>https://www.ouvroir.fr/deshima/index.php?id=549</link>
    <description>Entrées d’index</description>
    <language>fr</language>
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      <title>Jan Erik Vold</title>
      <link>https://www.ouvroir.fr/deshima/index.php?id=551</link>
      <description>Jan Erik Vold, poète, traducteur et intellectuel norvégien né à Oslo en 1939, a créé à partir des années 1960 une œuvre protéiforme consistant en poésie, essais, biographies, recensions et même en enregistrements avec des musiciens de jazz de premier plan. Deux tendances coexistent dans son écriture : la première est marquée par la concision, l’économie des moyens expressifs, la forme brève et la critique du langage ; la seconde par l’expansion, la transgression des limites et la volonté d’explorer réseau infini des signes et du sens. L’article analyse les formes que ces deux tendances prennent dans la poésie de Vold ainsi que la réflexion poétique et philosophique qui est à leur origine. La réflexion porte sur l’œuvre poétique et essayistique de l’auteur ainsi que sur des figures influentes dans la tradition occidentale du modernisme du xxe siècle, dont notamment Guillaume Apollinaire et Ezra Pound. Si les deux tendances sont bien visibles dans les manifestations qu’elles peuvent avoir – un poème qui se tient sur une ligne d’une part, ou qui s’étale sur huit pages d’autre part –, il en saurait être question de principes poétique ou esthétiques formalisées ou formalisables, mais d’une tension productive qui traverse la production de l’auteur sans aboutir à une résolution. Jan Erik Vold is a Norwegian poet, translator and intellectual born in Oslo in 1939. Since the 1960s, he has excelled in several genres, writing not only poetry, but also essays, biographies, criticism and even performing with first-class jazz musiciens. Two tendencies coexist in his writing : the first draws towards concentration, economy of expressive means, short forms and a criticism of language ; the second towards expansion, transgression of limits and the exploration of the endeless networks of signs and signification. The article examines the forms these tendencies take in Vold’s poetry as well as the poetic and philosophical ideas they reflect. The analysis focuses on Vold’s poems and essays as well as on influent figures of the western tradition of modernism such as Guillaume Apollinaire and Ezra Pound. While the two tendencies are clearly visible through their manifestations —poems that consist of one line only on the hand, or that cover up to eight pages on the other hand —, it is not question here of poetic or aesthetic ideas that would take a formal character, but rather of a productive tension that runs through Vold’s production without any final resolution. </description>
      <pubDate>jeu., 25 sept. 2025 10:56:53 +0200</pubDate>
      <lastBuildDate>mer., 03 déc. 2025 11:49:24 +0100</lastBuildDate>
      <guid isPermaLink="true">https://www.ouvroir.fr/deshima/index.php?id=551</guid>
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      <title>« Ainsi, ma mère était seule, même quand j’étais là »</title>
      <link>https://www.ouvroir.fr/deshima/index.php?id=539</link>
      <description>Longtemps négligée par la critique et les institutions littéraires, l’œuvre de la poétesse et romancière danoise Tove Ditlevsen (1917-1976) est aujourd’hui considérée comme l’une des plus significatives de la littérature scandinave contemporaine, entre autres en tant que précurseur du courant d’autofiction qui se répand dans la littérature du Nord depuis le début du siècle. Dans mon article, j’étudierai la trajectoire autobiographique de Ditlevsen, en me concentrant sur les réflexions – implicites et explicites – que propose l’auteure elle-même au sujet de son parcours artistique tout au long de son œuvre tardive, et particulièrement à travers les mémoires de son Enfance, de sa Jeunesse et de sa Dépendance, publiés vers 1970 et aujourd’hui connus sous le titre de Trilogie de Copenhague. Au cours de ces mémoires, l’auteure présente son entrée dans l’écriture littéraire comme un mouvement ambigu de libération, de protection et d’isolement vis-à-vis de son milieu prolétarien d’origine. Avant d’entrer dans l’univers de la Trilogie de Copenhague, je m’arrêterai par conséquent sur les implications et l’impact de son point de départ, à savoir la voie de l’enfance qu’est le quartier ouvrier de Vesterbro à Copenhague. Comme nous le verrons également, l’acceptation tardive de l’auteure par la critique est un phénomène intimement lié à son enfance vécue en bas de l’échelle sociale. For a long time neglected by critics and literary institutions, the work of the Danish poet and novelist Tove Ditlevsen (1917-1976) is today considered one of the most decisive in contemporary Scandinavian literature. Among other things, the author is seen as an important precursor of the trend of autofiction that has been spreading through the literature of the North since the turn of the century. In my article, I will study the autobiographical trajectory of Ditlevsen, focusing on the reflections—implicit and explicit—offered by the author herself throughout her late work. More specifically, I will propose a reading of Ditlevsen’s memoirs Childhood, Youth and Dependency, written and published around 1970, and posthumously gathered under the title The Copenhagen Trilogy. In this work, the author presents her engagement in literary writing as an ambiguous movement of liberation, protection, and isolation from her initial proletarian environment. Before entering the world of the The Copenhagen Trilogy, I will therefore consider the fundamental importance of its starting point —that is, the childhood of Tove Ditlevsen in the working-class district of Vesterbro, Copenhagen. As we will likewise see, the author’s belated acceptance by critics is a phenomenon intimately linked to her social status, namely her childhood spent at the bottom of the ladder. </description>
      <pubDate>jeu., 25 sept. 2025 10:40:40 +0200</pubDate>
      <lastBuildDate>mer., 03 déc. 2025 11:48:40 +0100</lastBuildDate>
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