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    <title>Skram (Amalie)</title>
    <link>https://www.ouvroir.fr/deshima/index.php?id=754</link>
    <description>Gliederungsebene</description>
    <language>fr</language>
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      <title>Becoming Visible</title>
      <link>https://www.ouvroir.fr/deshima/index.php?id=748</link>
      <description>The Norwegian author Amalie Skram (1846-1905) continues to enjoy considerable popularity among students, scholars, and the general reading public in Scandinavia today. Her novels, all written in the Naturalist style, address issues such as the oppression of women and female sexuality, precarious existence and questions of class, as well as mental illness and the treatment of female patients in psychiatric institutions during Skram’s lifetime. However, in stark contrast to her high visibility in her home country, Skram remains almost entirely unknown to French readers—despite the fact that Norwegian authors of comparatively lesser contemporary popularity, such as Bjørnstjerne Bjørnson and Knut Hamsun, are well known in France. How might one account for this paradoxical situation? The following study is informed by Toril Moi’s “feminist appropriation” of Bourdieu. As Moi has demonstrated in her work on Simone de Beauvoir, the various forms of capital possessed by a woman become effective only within the broader social and cultural context. I first argue that Skram succeeded in positioning herself strategically within the Danish-Norwegian context, using her social and cultural capital to promote both herself and her work. She was able to do so because her writing was received during a period marked by a crisis in the gender system in Scandinavia, provoked by ongoing debates on sexual morality. Conversely, her attempts to gain a position as a writer in France were markedly unsuccessful. For example, she did not speak French, and for various reasons found herself excluded from the Norwegian community during her stay in Paris in the winter of 1895-1896. Secondly, the shifts in gender politics in the Scandinavian countries, particularly from the 1970s onwards, further facilitated Skram’s rise to prominence within the field of literary studies. By comparison, France did not undergo a comparable transformation, either in the literary field or in gender politics more broadly, that might have supported a similar reception of Skram’s work. Moreover, she was regrettably misinterpreted by leading French scholars of Scandinavian literature, and consequently remains largely unknown in France to this day. L’écrivaine norvégienne Amalie Skram (1846-1905) jouit encore aujourd’hui d’une popularité considérable auprès des étudiants, des chercheurs et du grand public en Scandinavie Ses romans, tous rédigés dans le style naturaliste, abordent des thèmes tels que la sujétion des femmes et leur sexualité, la précarité de l’existence, les questions liées à la classe sociale, mais aussi les troubles mentaux et la façon de traiter les patients dans les hôpitaux psychiatriques de l’époque. Cependant, en contraste frappant avec sa forte visibilité dans son pays d’origine, Skram demeure presque totalement méconnue du lectorat français – et ce, malgré la notoriété en France d’auteurs contemporains aujourd’hui moins populaires en Scandinavie, tels que Bjørnstjerne Bjørnson et Knut Hamsun. Comment expliquer un tel paradoxe ? La présente étude s’appuie sur l’« appropriation féministe » de Bourdieu proposée par Toril Moi. Comme Moi l’a montré dans ses travaux sur Simone de Beauvoir, les différentes formes de capital dont dispose une femme ne deviennent opérantes qu’au sein d’un contexte social et culturel donné. J’avance d’abord l’idée que Skram a su se positionner de manière stratégique dans le contexte dano-norvégien, mobilisant son capital social et culturel pour promouvoir à la fois sa personne et son œuvre. Elle a pu le faire car ses écrits ont été écrits à une époque marquée par une crise du système des genres en Scandinavie, crise provoquée par des débats intenses sur la morale sexuelle. A l’inverse, ses tentatives pour s’imposer en tant qu’écrivaine en France se sont révélées absolument infructueuses. Ainsi, elle ne parlait pas le français et, pour diverses raisons, elle s’est retrouvée exclue de la communauté norvégienne lors de son séjour à Paris durant l’hiver 1895-1896.En second lieu, les transformations des politiques de genre dans les pays scandinaves, notamment à partir des années 1970, ont contribué à consolider la place de Skram dans le champ des études littéraires. À l’inverse, la France n’a pas connu de transformation comparable, ni dans le champ littéraire ni, plus largement, sur le plan des politiques de genre, toutes choses qui auraient pu favoriser une réception similaire de l’œuvre de Skram. En outre, elle a malheureusement été l’objet d’interprétations erronées de la part des principaux spécialistes français de littérature scandinave, ce qui explique qu’elle demeure, jusqu’à aujourd’hui, largement méconnue en France. </description>
      <pubDate>lun., 24 nov. 2025 10:20:39 +0100</pubDate>
      <lastBuildDate>mer., 03 déc. 2025 15:57:24 +0100</lastBuildDate>
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