La Pensée d'Ailleurs https://www.ouvroir.fr/lpa fr Équipe et comités https://www.ouvroir.fr/lpa/index.php?id=74 Direction Directeur de publication : Henri Louis Go (université de Lorraine). Directrice de la revue : Frédérique-Marie Prot (université de Lorraine). Secrétaire de rédaction / d’édition : Nicolas Kœssler (université de Montpellier 3) Comité de rédaction Félix Barancy (université de Lorraine) Henri Louis Go (université de Lorraine) Guy Lapostolle (université de Lorraine) Carole Le Hénaff (université de Bretagne Occidentale) Maël Le Paven Jarno (université de Bretagne Occidentale) Virginie Messina (université Rennes-II) Emmanuel Nal (université de Haute Alsace) Frédérique-Marie Prot (université de Lorraine) Xavier Riondet (université Rennes-II) Représentants des jeunes chercheurs Christopher Bohn (université Rennes-II) Marie-Anne Hazael-Massieux (université de Lorraine) Nicolas Kœssler (université de Montpellier 3) Bleona Rugovaj (université de Lorraine) Comité scientifique Julien Cahon (université de Picardie Jules-Verne) Vincent Charbonnier (Nantes Université) Jean-François Dupeyron (INSPÉ, université Bordeaux 4) Alix Garnier (université Lille 3) Roland Gori (université d’Aix-Marseille) Antoine Janvier (université de Liège) Akiko Kawarabayashi (université de Tsuru, Japon) Jérôme Krop (Nantes Université) Alain Mercier (ENS Lyon). Julien Pallotta (université de Toulouse-Jean-Jaurès, université fédérale de Rio de Janeiro). Christophe Point (université Lumière-Lyon-II) Eirick Prairat (université de Lorraine) Valentin Schaepelynck (université Paris 8 Vincennes-Saint-Denis) Guilla jeu., 04 déc. 2025 00:00:00 +0100 https://www.ouvroir.fr/lpa/index.php?id=74 Team and boards https://www.ouvroir.fr/lpa/index.php?id=75 Direction of the journal Publication director: Henri Louis Go (university of Lorraine) Editorial director: Frédérique-Marie Prot (university of Lorraine). Editorial secretary: Nicolas Kœssler (Paul Valéry University Montpellier 3). Editorial board Félix Barancy (university of Lorraine) Henri Louis Go (university of Lorraine) Guy Lapostolle (university of Lorraine) Carole Le Hénaff (University of Western Brittany) Maël Le Paven Jarno (University of Western Brittany) Virginie Messina (Rennes 2 University) Emmanuel Nal (University of Upper Alsace) Frédérique-Marie Prot (university of Lorraine) Xavier Riondet (Rennes 2 University) Representatives of young researchers Christopher Bohn (Rennes 2 University) Marie-Anne Hazael-Massieux (université de Lorraine) Nicolas Kœssler (Paul Valéry University Montpellier 3) Bleona Rugovaj (university of Lorraine) Scientific board Julien Cahon (university of Picardie Jules Verne) Vincent Charbonnier (Nantes University) Jean-François Dupeyron (INSPÉ, university of Bordeaux) Alix Garnier (Charles de Gaulle University – Lille III) Roland Gori (university of Aix-Marseille) Antoine Janvier (university of Liège) Akiko Kawarabayashi (Tsuru University, Japan) Jérôme Krop (Nantes University) Alain Mercier (ENS Lyon). Julien Pallotta (university of Toulouse-Jean-Jaurès, Federal University of Rio de Janeiro). Christophe Point (Lumière University Lyon 2) Eirick Prairat (university of Lorraine) Valentin Schaepelynck (Paris 8 University Vincennes-Saint-Denis jeu., 04 déc. 2025 00:00:00 +0100 https://www.ouvroir.fr/lpa/index.php?id=75 Ethnographies des mondes à venir https://www.ouvroir.fr/lpa/index.php?id=1280 Ce livre se présente comme une conversation entre Alessandro Pignocchi et Philippe Descola. Le premier, philosophe et auteur de BD écologiste, invite le professeur émérite au Collège de France, à « refaire le monde ». Il ne s’agit pas d’un ouvrage académique mais d’un dialogue, illustré par quelques planches de bande dessinée, qui nous invite, dans une langue claire, à faire quelques aller et retour entre le monde des Indiens Achuars, en Amazonie équatoriale, et celui d’autres peuples et territoires lointains, et celui des zadistes de Notre-Dame-des-Landes. Mais pas seulement. Par-delà le plaisir du voyage que procure l’ouvrage, il offre l’occasion à des chercheurs en sciences humaines et sociales, notamment à ceux qui ne connaissent pas ou méconnaissent l’ethnologie, l’ethnographie ou encore l’anthropologie, de faire un pas de côté ou de prendre un peu de distance par rapport aux présupposés philosophiques et aux normes en vigueur qui règnent dans leur domaine disciplinaire. Pour notre part, nous retiendrons de cet ouvrage quelques enseignements qui entrent en résonance avec la thématique de ce numéro de La pensée d’ailleurs : « Penser les ailleurs, penser d’ailleurs ». Plutôt que de présenter strictement les onze chapitres de l’ouvrage, nous mentionnerons quelques-uns de ses apports qui ont provoqué un étonnement bienvenu et propice à nous ouvrir à de nouvelles recherches : le dépassement de l’opposition nature/culture ; des réflexions sur les postures possibles du chercheu mer., 22 oct. 2025 00:00:00 +0200 https://www.ouvroir.fr/lpa/index.php?id=1280 Makarenko, l’écrivain, le combattant et le pédagogue : fiction(s) et pédagogie https://www.ouvroir.fr/lpa/index.php?id=1284 Entre pédagogie, fiction et politique La présente recension est consacrée à la thèse de Jean Rakovitch, intitulée « Makarenko, l’écrivain, le combattant et le pédagogue : fiction(s) et pédagogie » (2016) soutenue à l’université Lumière Lyon 2. L’auteur de cette thèse s’intéresse à la figure d’Anton Makarenko, le pédagogue soviétique dont l’approche éducative collective a marqué l’histoire de l’éducation. La thèse s’étend sur 472 pages et se déploie selon une structure claire, articulée en deux grands « panneaux », voire parties, avant d’arriver au « couronnement ». Ce terme n’est pas employé au hasard par Rakovitch : il renvoie à l’idée d’un aboutissement, d’une synthèse finale qui englobe l’ensemble du travail. Makarenko, connu en grande partie pour ses écrits, en particulier « Le Poème pédagogique » (2003), a développé une pédagogie fondée sur le travail collectif et la discipline. Dans le cadre de son analyse au sein de cette thèse, Rakovitch s’appuie sur des textes originaux rédigés en russe, afin de mettre en évidence la façon dont Makarenko a utilisé la fiction pour structurer son discours éducatif. Les annexes incluent des éléments archivistiques d’intérêt, comme la première publication pédagogique d’Anton Makarenko. Ce texte, initialement paru en 1923 dans la revue « Avec de nouvelles haches » (no 2, 6-7), est publié par un organe du commissariat de l’instruction du peuple de la région de Poltava. L’analyse de Rakovitch souligne que Le Poème pédagogique ne constitue p mer., 22 oct. 2025 00:00:00 +0200 https://www.ouvroir.fr/lpa/index.php?id=1284 Éducation : rallumons les Lumières ! https://www.ouvroir.fr/lpa/index.php?id=1288 Philippe Meirieu, pédagogue et professeur émérite des universités en sciences de l’éducation, est un spécialiste reconnu de l’éducation et de la pédagogie. Auteur de nombreux ouvrages traduits dans le monde entier, il a mené des recherches approfondies sur les questions de l’apprentissage, sur différents pédagogues et jusqu’à l’élaboration d’un dictionnaire « inattendu » de pédagogie. La totalité de l’ouvrage intitulé Éducation : rallumons les Lumières ! publié en 2024 aux Éditions de l’Aube / CEMÉA comprend 186 pages et propose une réflexion à la fois synthétique et engagée sur les thématiques de l’enfance, de l’école, de la politique, de la jeunesse, de l’éducation populaire, des médias. Mais aussi, dans cet ouvrage plutôt court, mais très dense, l’auteur vise à traiter de front ce que veut dire « résister » et de « reconstruire ». Il expose la nécessité de la mise en relation entre projets politique et éducatif. Selon lui, « il est temps de redresser la barre et de faire de l’éducation une priorité absolue pour préparer notre avenir ! ». Jean-Baptiste Clerico1 souligne, dans sa postface, l’importance majeure des analyses et des pistes proposées par Philippe Meirieu dans cet ouvrage. Le contenu de l’ouvrage est organisé en neuf parties. Dès les premières pages, l’auteur confie avoir toujours été habité par « l’idéal romantique d’une société plus juste et plus solidaire ». Il revient sur son parcours et sur son éducation, depuis son enfance jusqu’à ses responsabilités instit mer., 22 oct. 2025 00:00:00 +0200 https://www.ouvroir.fr/lpa/index.php?id=1288 Éducation et commun https://www.ouvroir.fr/lpa/index.php?id=1291 Éducation et commun Jean-François Dupeyron fait partie des philosophes de l’éducation les plus actifs depuis plusieurs années au sein de la communauté philosophique francophone1. Il est, avec d’autres évidemment, un des piliers de la Société francophone de philosophie de l’éducation (SOFPHIED) et il publie régulièrement articles, chapitres et ouvrages. Ces dernières années, ses publications se sont recentrées plus particulièrement sur l’articulation éducation/commun. Il a ainsi publié À l’école de la Commune de Paris : l’histoire d’une autre école (2020), puis Commun-Commune (1871) (2021), et plus récemment L’école des communs (2024). Certes, il n’est pas le seul auteur à évoquer la question du commun ou des communs dans le champ éducatif. Nous avions rendu compte dans les colonnes de La pensée d’ailleurs des travaux de Laurence De Cock, de Christian Laval et Francis Vergne où ces questions étaient abordées2. Cependant, comme nous allons le voir, Dupeyron se saisit de ces thématiques avec originalité, puisque le souci pour l’archive vient nourrir la réflexion philosophique et donner lieu à un style d’intervention spécifique. Si de nombreux comptes-rendus des derniers ouvrages de Dupeyron ont été publiés dans des revues scientifiques (Ferté, 2021 ; Lamarre, 2021, 2024 ; Mole, 2021 ; Puche, 2020), notre recension cherche à rendre compte de ces trois livres (Dupeyron 2020, 2021, 2024) en tant qu’ils constituent probablement les pièces d’un même dispositif. Par ailleurs, à l’occa mer., 22 oct. 2025 00:00:00 +0200 https://www.ouvroir.fr/lpa/index.php?id=1291 De danseuse-interprète à professeure de danse https://www.ouvroir.fr/lpa/index.php?id=1294 Frédérique-Marie Prot (FMP). Tu enseignes actuellement la danse classique au Centre chorégraphique national (CCN) – Ballet de Lorraine, pourrais-tu revenir sur ton parcours, depuis disons le moment où tu as débuté la danse jusqu’au moment où tu as décidé d’en faire ton métier ? Juliette Mignot (JM). Je ne pense pas avoir eu vraiment une vocation. Au fur et à mesure la danse est devenue quelque chose d’addictif, c’était un mode d’expression qui me convenait, et je sentais une grande liberté en dansant. J’ai commencé à 6 ans dans une école privée que fréquentait aussi ma mère à l’époque car elle a aussi dansé. C’est elle qui m’a accompagnée et c’est moi qui ai souhaité poursuivre. Ensuite, le chemin est assez traditionnel en France, du moins à cette époque, cursus au conservatoire que j’ai quitté à l’âge de 14 ans. Ensuite j’ai intégré le conservatoire national supérieur de musique et de danse de Lyon (CNSMD), sur audition, à mon entrée en première, j’avais tout juste 15 ans. C’est drôle comme il y a eu différents rendez-vous au CNSMD de Lyon dans ma vie. Partir à Lyon, cela signifiait quitter la famille, se retrouver à l’internat et suivre les enseignements du Centre national d’enseignement à distance (CNED). J’en garde un bon souvenir, ce sont des supers années. On est en immersion la journée, et le soir on est avec ses camarades de promotion. On fréquente aussi les musiciens, les autres danseurs. C’est vraiment très riche et très émancipateur. La formation durait trois ans à mer., 22 oct. 2025 00:00:00 +0200 https://www.ouvroir.fr/lpa/index.php?id=1294 Tisser des liens qui libèrent ? Penser la créativité de l’agir en tant que processus continu d’émancipation https://www.ouvroir.fr/lpa/index.php?id=1298 Cet article retrace le cheminement réflexif sur la façon dont la créativité s’incarne dans l’agir et son articulation avec la notion d’émancipation. Dans l’approche proposée ici, le processus créatif s’enracine dans l’expérience (Dewey, [1916], 2011), la libre interaction avec le monde, au cours de laquelle des liens se tissent entre une multitude d’informations perçues par le corps et par les sens pour former une synthèse nouvelle et signifiante pour le sujet en termes de compréhension et de capacité d’interagir. Ce processus tend vers une recherche d’équilibre et d’harmonie d’un écosystème auquel participe le sujet agissant. Cette approche se veut un outil conceptuel et pragmatique contribuant à penser la place de la créativité au quotidien et l’importance d’accorder de l’attention à la perception sensible de l’expérience corporelle. This article traces a reflective exploration of how creativity is embodied in action and its relationship to the notion of emancipation. In the approach proposed here, the creative process is rooted in experience (Dewey, [1916], 2011), in free interaction with the world, during which links are formed between a multitude of information perceived by the body and senses, resulting in a new and meaningful synthesis for the subject in terms of understanding and capacity to interact. This process tends towards a search for balance and harmony in an ecosystem in which the subject is involved. This approach is intended as a conceptual and pragmatic tool that contributes to thinking about the place of daily creativity and the importance of focusing on the sensitive perception of bodily experience. mer., 22 oct. 2025 00:00:00 +0200 https://www.ouvroir.fr/lpa/index.php?id=1298 La créativité du chercheur et les scènes d’émancipation https://www.ouvroir.fr/lpa/index.php?id=1304 Cet article se propose de revenir sur la manière dont le philosophe Jacques Rancière aborde la question de l’émancipation et d’observer comment celle-ci a pu s’incarner dans le champ éducatif. Dans ce cadre, nous avons choisi un terrain possible pour aborder ces enjeux en prolongeant un travail exploratoire qui portait sur une mobilisation étudiante qui avait débouché en 2018 sur une occupation. Le double objectif de ce texte qui s’appuie sur les travaux de Rancière est de chercher à saisir comment la notion d’émancipation est vécue par certains des individus concernés et de montrer à quelles conditions le chercheur peut être amené à considérer certains aspects de ce type d’expérience comme des scènes d’émancipation. This article aims to revisit the philosopher Jacques Rancière's approach to the question of emancipation in an attempt to observe how this issue has been embodied in the educational field. To deepen this interpretation, we chose to use an exploratory survey focused on a student mobilization dating back to 2018. For the researcher, this is an opportunity for observing how the notion of emancipation is experienced by some of the individuals involved and for showing creativity in analyzing these scenes of emancipation. mer., 22 oct. 2025 00:00:00 +0200 https://www.ouvroir.fr/lpa/index.php?id=1304 Le réseau Héloïse et le pari d’une histoire publique de la pédagogie https://www.ouvroir.fr/lpa/index.php?id=1311 Ce texte présente les grands enjeux sur lesquels travaille l’association Héloïse depuis plusieurs années. En évoquant l’histoire de ce réseau et ses objectifs officiels, l’article aborde la question centrale de ce projet : la possibilité d’une histoire publique de la pédagogie. This text presents the major issues the Héloïse association has been working on for several years. By mentioning the history of this network and its official objectives, the article addresses the central question of this project: the possibility of a public history of pedagogy. mer., 22 oct. 2025 00:00:00 +0200 https://www.ouvroir.fr/lpa/index.php?id=1311