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    <title>Mourning routine</title>
    <link>https://www.ouvroir.fr/radar/index.php?id=1051</link>
    <description> Que peut l&amp;rsquo;empathie dans notre monde en crise ?  Dans ce onzi&amp;egrave;me num&amp;eacute;ro de la revue RadaR, l&amp;rsquo;art est envisag&amp;eacute; dans sa capacit&amp;eacute; &amp;agrave; mettre en partage les souffrances pour nous affecter et mieux nous ouvrir au monde. Les images &amp;eacute;tudi&amp;eacute;es nous invitent &amp;agrave; penser l&amp;rsquo;&amp;eacute;motion comme relation sociale et puissance d&amp;rsquo;agir. Accorder une place aux larmes de deuil revient &amp;agrave; reconna&amp;icirc;tre leur capacit&amp;eacute; de r&amp;eacute;sistance dans un monde structur&amp;eacute; par les logiques de domination.  Mourning Routine investit l&amp;rsquo;&amp;eacute;motion comme un moyen de d&amp;eacute;passer notre individualit&amp;eacute; et d&amp;rsquo;affirmer notre humanit&amp;eacute;. Pleurer devient un langage commun pour transmettre et agir. </description>
    <category domain="https://www.ouvroir.fr/radar/index.php?id=66">Numéros en texte intégral</category>
    <language>fr</language>
    <pubDate>lun., 11 mai 2026 10:05:39 +0200</pubDate>
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      <title>Première de couverture </title>
      <link>https://www.ouvroir.fr/radar/index.php?id=1052</link>
      <pubDate>lun., 18 mai 2026 09:26:57 +0200</pubDate>
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      <title>Section 1 – Ce qui disparaît </title>
      <link>https://www.ouvroir.fr/radar/index.php?id=1058</link>
      <pubDate>lun., 18 mai 2026 10:37:03 +0200</pubDate>
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      <title>Réapparaître, faire corps pour exister </title>
      <link>https://www.ouvroir.fr/radar/index.php?id=1063</link>
      <description>À travers l’étude des performances Hair Paintings and Other Stories (2018) et Becoming an Image (2012), Océane Halm explore la manière dont Jarrett Key et Cassils, deux artistes queer, rendent visibles les minorités qui ont été oubliées et effacées. Le concept de space of appearance (espace d’apparition), développé par Hannah Arendt puis repris par Judith Butler, permet de révéler la façon dont ces œuvres deviennent des lieux où les individus se rendent visibles et se manifestent par leurs actes. Le corps y devient politique par sa présence même ; il témoigne du fait que toutes les vies méritent d’être reconnues ou même vues. Entre indignation et fierté, indifférence et délivrance, la corporéité s’inscrit dans la matière et affirme le droit des existences réprimées à se dire, à se redéfinir et à s’inscrire dans l’espace public.] </description>
      <pubDate>lun., 01 juin 2026 14:46:17 +0200</pubDate>
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      <title>Ce que pleurent ces montagnes </title>
      <link>https://www.ouvroir.fr/radar/index.php?id=1066</link>
      <description>À partir de l’analyse des œuvres Concrete Tears 3451 (2006/2012) de Melik Ohanian et de Dame Gulizar and Other Love Stories (2017-2018) de Rebecca Topakian, cet article interroge la manière dont une mémoire empêchée peut encore circuler malgré le silence qui l’entoure. Ces œuvres arméniennes diasporiques offrent un accès aux formes matérielles que peut prendre un deuil rendu impossible par le déni historique. En s’appuyant sur des penseur·euses qui ont travaillé depuis les études arméniennes, les notions de mémoire, de trauma et d’éthique du deuil, Talia Mikaelian examine comment ces gestes artistiques révèlent les dynamiques affectives et invisibles qui traversent la transmission d’une histoire marquée par l’absence. </description>
      <pubDate>lun., 01 juin 2026 14:56:56 +0200</pubDate>
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      <title>Y’a d’la joie </title>
      <link>https://www.ouvroir.fr/radar/index.php?id=1073</link>
      <description>L’occupation est un affect d’État : telle est la thèse que ce texte souhaite défendre. Elle s’éprouve comme une joie, une montée en puissance dans l’effort par lequel l’État persévère dans son être. À partir de l’analyse d’une série photographique prise sur la Colline des filles, à Maoz Esther, avant-poste israélien en Cisjordanie, l’article déplace les lectures attendues de l’image : innocentisation de l’occupant ou outil de l’occupation. Il propose plutôt d’y voir ce qui coagule la joie de l’État israélien. Une joie qui ramollit la texture même du monde. </description>
      <pubDate>lun., 01 juin 2026 15:00:30 +0200</pubDate>
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      <title>Section 2 – Ce qui reste </title>
      <link>https://www.ouvroir.fr/radar/index.php?id=1059</link>
      <pubDate>lun., 18 mai 2026 11:58:12 +0200</pubDate>
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      <title>Ce que les silences nous disent encore </title>
      <link>https://www.ouvroir.fr/radar/index.php?id=1079</link>
      <description>Mathilde Schissele analyse deux œuvres protocolaires qui interrogent la manifestation des affects lors du travail de remémoration activé par la consultation d’archives et la collecte de données. La série Flowers for Africa (2013, en cours) par Kapwani Kiwanga se concentre sur la présence systématique d’arrangements floraux au cours de négociations ou célébrations d’indépendance de chaque pays du continent africain. Avec la Bibliothèque des silences (2017), Marianne Mispelaëre recense l’ensemble des langues éteintes depuis 1988, dont elle inscrit au fusain les noms, les origines, et les dates de disparition, sur les murs d’une salle. À partir des silences laissés par les récits historiques, les deux protocoles associés forment un espace de deuil, de commémoration et d’hommage pour celle·ux qui ne peuvent plus être entendus. Chacune des artistes matérialise le vide ressenti, les manques historiques, jusqu’à proposer une nouvelle manière de composer l’avenir à partir de la reconnaissance de l’héritage du passé. </description>
      <pubDate>lun., 01 juin 2026 15:08:21 +0200</pubDate>
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      <title>Montrer l’invisible : pour une cartographie sensible des absent·es </title>
      <link>https://www.ouvroir.fr/radar/index.php?id=1086</link>
      <description>À travers l’étude des œuvres The map of the absentees (2022) de Bahar Majdzadeh et Present tense (1996) de Mona Hatoum, Jade Guéro analyse la manière dont des cartographies sensibles mobilisent les affects pour rendre tangibles des frontières territoriales menacées d’effacement. En proposant une marque du territoire, les artistes convoqué·es engagent un travail de mémoire qui fait émerger des expériences affectives liées à la perte, à la fragilité et aux tensions politiques. Le geste plastique permet d’investir physiquement des espaces marginalisés ou oubliés, de mettre en tension mémoire et oubli, empathie et impuissance, et de reconsidérer notre rapport aux territoires à travers des expériences sensibles et incarnées qui contribuent à perpétuer la mémoire des lieux. </description>
      <pubDate>mer., 03 juin 2026 10:00:18 +0200</pubDate>
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      <title>Section 3 – Ce qui se transmet </title>
      <link>https://www.ouvroir.fr/radar/index.php?id=1060</link>
      <pubDate>lun., 18 mai 2026 14:14:06 +0200</pubDate>
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      <title>De la trace à l’archive : pour une transmission collective des larmes </title>
      <link>https://www.ouvroir.fr/radar/index.php?id=1090</link>
      <description>Dans son article, Marie Colson s’intéresse aux processus artistiques collectifs au cours desquels les larmes deviennent des archives émotionnelles partagées – autrement dit, des traces matérielles d’émotions individuelles qui, une fois collectées, sont mises en commun. Sophie Mavroudis, à travers le processus de recueil employé dans Juste quelques larmes (2022–), conçoit un rituel participatif intime. Tandis que dans l’œuvre How To Make An Ocean (2021), Kasia Molga réalise un protocole spéculatif axé sur des enjeux écologiques. Le travail de conservation des larmes engagé par ces artistes transforme les affects des participant⸱es et rend possible l’exposition matérielle des émotions. Ainsi, il s’agira de démontrer que les larmes archivées, en tant que manifestation visible de ce que nous ressentons, dévoilent l’expression de l’affect dans sa valeur de communion et de communication avec autrui. </description>
      <pubDate>mer., 03 juin 2026 11:12:03 +0200</pubDate>
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      <title>Elles sanglotent </title>
      <link>https://www.ouvroir.fr/radar/index.php?id=1097</link>
      <description>Pour que les sanglots deviennent matière, il faut en récolter les larmes. Du microcosme biologique au macrocosme émotionnel, cet article explore la métamorphose des larmes en médium à travers deux projets photographiques : The Topography of Tears de Rose-Lynn Fisher (2008-2017) et milk and tears d’Eleanor Oakes (2022-). Dans cet article, Elodie Tissidre montre comment, par la photographie, des femmes transforment le chaos des sanglots en un geste de création qui relie et qui transmet. Les pleurs dessinent ainsi un continuum entre l’émotion intérieure et sa manifestation visible. </description>
      <pubDate>jeu., 04 juin 2026 11:29:25 +0200</pubDate>
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      <title>Pour une conspiration torrentielle </title>
      <link>https://www.ouvroir.fr/radar/index.php?id=1100</link>
      <description>Cet article explore la découverte de l’altérité dans le reflet, qu’il provienne d’un miroir, d’une surface aqueuse ou des deux simultanément. Axelle Lehmann se penche sur les fluides dans leur capacité de réflexion, de déformation et de contagion à travers les œuvres Fountain (1999) de Patty Chang et Surrender (2001) de Bill Viola. En débutant par une historicisation du mythe de Narcisse, il s’agira de porter une analyse au regard du potentiel absorbant de l’image spéculaire. La surface miroitante est comprise comme un axe médial permettant la rencontre de soi avec l’image de soi – ou de l’autre. Eau stagnante ou flot lacrymal, dans cet article, le fluide est pensé comme pouvant donner à voir et à sentir les corps et les affects qui en débordent, tout en possédant une capacité d’immersion dans le reflet. Il s’agira d’interroger son potentiel réflexif et le trouble qu’il engendre, aussi bien sur les corps que sur l’image. </description>
      <pubDate>jeu., 04 juin 2026 11:34:58 +0200</pubDate>
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      <title>Section 4 – Ce qui agit </title>
      <link>https://www.ouvroir.fr/radar/index.php?id=1061</link>
      <pubDate>lun., 18 mai 2026 14:15:43 +0200</pubDate>
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      <title>Les fantômes de la crise agricole : troubler pour engager </title>
      <link>https://www.ouvroir.fr/radar/index.php?id=1108</link>
      <description>Karoll Petit par sa série de portraits Un système à bout de souffle et Fanette Lentretien avec le collage Sacrum mobilisent toutes deux la mort, et le choc de se confronter à ses effets pour représenter l’agriculture en crise. Les deux artistes convoquent cette mort dans des matérialisations différentes, l’absence, comme vide brutal, et la dépouille, comme reste énigmatique voire évocateur. Dans ces œuvres, et comme le propose Vinciane Despret (Despret, 2015), la mort semble agir sur nous. Convoquer la mort permet de solliciter les affects, réveiller la tristesse mais aussi provoquer le malaise ou engendrer la culpabilité. Solliciter de cette manière nos émotions semble enfin développer une forme de hantise par l’effroi du néant ou de la dépouille. Ce mal-être suscité permet de laisser les morts affecter le public et de politiser le processus de destruction en cours. Karoll Petit, through her series of portraits Un système à bout de souffle, and Fanette Lentretien, with her collage Sacrum, both draw upon death and the shock of confronting its effects to depict agricultural crisis. Both artists evoke this death in different forms: absence, as a brutal void, and the remains, as enigmatic or even evocative. In these works, and as Vinciane Despret suggests (Despret, 2015), death seems to have an effect on us. Invoking death allows one to stir emotions, to awaken sadness but also to provoke unease or engender guilt. Stirring our emotions in this way ultimately seems to foster a form of haunting through the dread of nothingness or of the remains. This unease allows the dead to affect the audience and to politicise the ongoing process of destruction. </description>
      <pubDate>jeu., 04 juin 2026 13:37:23 +0200</pubDate>
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      <title>Que celles et ceux qui vivent encore fassent un pas vers la mort </title>
      <link>https://www.ouvroir.fr/radar/index.php?id=1118</link>
      <description>À travers l’analyse de Pesquisas (2016) et Vaporización (2002) – deux installations de l’artiste mexicaine Teresa Margolles – Sauvan Launay explore la matérialité du deuil, les affects qu’il suscite et les conditions politiques de sa reconnaissance. Dans la première œuvre, la répétition d’affiches de femmes disparues rend visible une violence systémique. La seconde immerge le public dans une brume faite d’eau recueillie du lavage des défunt·es dans une morgue mexicaine. La proximité entre vie et mort fait naître des affects ambigus et transforme l’espace d’exposition en lieu de mémoire. Il s’agit d’étudier la manière dont la confrontation entre souvenir et oubli, vulnérabilité et indifférence déplace le deuil de la passivité vers l’action. </description>
      <pubDate>jeu., 04 juin 2026 13:44:03 +0200</pubDate>
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      <title>De l’augmentation du corps à la diminution de l’empathie : Judy Alvarez, symbole du care </title>
      <link>https://www.ouvroir.fr/radar/index.php?id=1124</link>
      <description>Le jeu vidéo Cyberpunk 2077 (développé par le studio CD Projekt Red en 2020) invite les joueur·euses à explorer un univers dystopique et futuriste à travers le·a protagoniste V, habitant·e d’une société ultra-capitaliste, ultra-technologisée et patriarcale. La violence et la mort y sont devenues routinières, conséquence d’une déshumanisation liée aux innovations scientifiques, notamment celles qui permettent l’augmentation du corps. Andréia Da Graça s’intéresse à Judy Alvarez – personnage féminin, lesbien et marginalisé – qui refuse de se soumettre à cette anesthésie affective. Dans cet article, il s’agit de comprendre comment l’œuvre vidéoludique met en scène ce personnage comme contrepoint critique d’un système froid et comme symbole d’une lutte sensible et politique. </description>
      <pubDate>jeu., 04 juin 2026 14:47:29 +0200</pubDate>
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      <title>Regarder la peur en face : apprendre à avoir peur dans l’analog horror </title>
      <link>https://www.ouvroir.fr/radar/index.php?id=1129</link>
      <description>Sarah Despalles propose une étude des webséries d’analog horror en tant que moyens d’apprentissage de la peur chez la⸱e spectateur⸱rice. Elle met en lumière la singularité de ces productions, qu’elle distingue du cinéma par leur portée expérientielle de la peur, expérience au cours de laquelle la·e spectateur·rice est invité·e à la regarder, la ressentir et la reconnaître. Sarah Despalles s’attache à comprendre comment la peur et la vulnérabilité deviennent une expérience sensible, réflexive et transformatrice, s’apparentant à une forme de catharsis contemporaine abordée non pas comme purgative, mais comme un processus expérientiel et réflexif. La websérie d’analog horror se présente ainsi comme une zone d’expérimentation de la peur, une forme de résistance face à l’injonction à demeurer neutre face à notre propre vulnérabilité. </description>
      <pubDate>jeu., 04 juin 2026 15:01:27 +0200</pubDate>
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      <title>Remerciements </title>
      <link>https://www.ouvroir.fr/radar/index.php?id=1057</link>
      <pubDate>lun., 18 mai 2026 09:55:23 +0200</pubDate>
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      <title>Argumentaire </title>
      <link>https://www.ouvroir.fr/radar/index.php?id=1062</link>
      <pubDate>lun., 01 juin 2026 14:38:46 +0200</pubDate>
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      <title>Carte blanche </title>
      <link>https://www.ouvroir.fr/radar/index.php?id=1135</link>
      <pubDate>ven., 05 juin 2026 16:26:35 +0200</pubDate>
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      <title>Glossaire </title>
      <link>https://www.ouvroir.fr/radar/index.php?id=1136</link>
      <pubDate>ven., 05 juin 2026 16:31:00 +0200</pubDate>
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      <title>Bibliographie </title>
      <link>https://www.ouvroir.fr/radar/index.php?id=1137</link>
      <pubDate>ven., 05 juin 2026 17:49:06 +0200</pubDate>
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