Ce que les silences nous disent encore https://www.ouvroir.fr/radar/index.php?id=1079 Mathilde Schissele analyse deux œuvres protocolaires qui interrogent la manifestation des affects lors du travail de remémoration activé par la consultation d’archives et la collecte de données. La série Flowers for Africa (2013, en cours) par Kapwani Kiwanga se concentre sur la présence systématique d’arrangements floraux au cours de négociations ou célébrations d’indépendance de chaque pays du continent africain. Avec la Bibliothèque des silences (2017), Marianne Mispelaëre recense l’ensemble des langues éteintes depuis 1988, dont elle inscrit au fusain les noms, les origines, et les dates de disparition, sur les murs d’une salle. À partir des silences laissés par les récits historiques, les deux protocoles associés forment un espace de deuil, de commémoration et d’hommage pour celle·ux qui ne peuvent plus être entendus. Chacune des artistes matérialise le vide ressenti, les manques historiques, jusqu’à proposer une nouvelle manière de composer l’avenir à partir de la reconnaissance de l’héritage du passé. Numéros en texte intégral Mourning routine Section 2 – Ce qui reste fr lun., 01 juin 2026 15:08:21 +0200 ven., 12 juin 2026 13:52:07 +0200 https://www.ouvroir.fr/radar/index.php?id=1079 0