Les fantômes de la crise agricole : troubler pour engager https://www.ouvroir.fr/radar/index.php?id=1108 Karoll Petit par sa série de portraits Un système à bout de souffle et Fanette Lentretien avec le collage Sacrum mobilisent toutes deux la mort, et le choc de se confronter à ses effets pour représenter l’agriculture en crise. Les deux artistes convoquent cette mort dans des matérialisations différentes, l’absence, comme vide brutal, et la dépouille, comme reste énigmatique voire évocateur. Dans ces œuvres, et comme le propose Vinciane Despret (Despret, 2015), la mort semble agir sur nous. Convoquer la mort permet de solliciter les affects, réveiller la tristesse mais aussi provoquer le malaise ou engendrer la culpabilité. Solliciter de cette manière nos émotions semble enfin développer une forme de hantise par l’effroi du néant ou de la dépouille. Ce mal-être suscité permet de laisser les morts affecter le public et de politiser le processus de destruction en cours. Karoll Petit, through her series of portraits Un système à bout de souffle, and Fanette Lentretien, with her collage Sacrum, both draw upon death and the shock of confronting its effects to depict agricultural crisis. Both artists evoke this death in different forms: absence, as a brutal void, and the remains, as enigmatic or even evocative. In these works, and as Vinciane Despret suggests (Despret, 2015), death seems to have an effect on us. Invoking death allows one to stir emotions, to awaken sadness but also to provoke unease or engender guilt. Stirring our emotions in this way ultimately seems to foster a form of haunting through the dread of nothingness or of the remains. This unease allows the dead to affect the audience and to politicise the ongoing process of destruction. Numéros en texte intégral Mourning routine Section 4 – Ce qui agit fr jeu., 04 juin 2026 13:37:23 +0200 ven., 12 juin 2026 13:58:26 +0200 https://www.ouvroir.fr/radar/index.php?id=1108 0