contact https://www.ouvroir.fr/radar/index.php?id=236 Entrées d’index fr 0 Des mots sur des maux, écrire ce que l’on ne peut dire  https://www.ouvroir.fr/radar/index.php?id=740 Depuis 2019, des collages de lettres noires peintes sur des feuilles A4 occupent les murs des villes françaises. Immédiatement reconnaissables, les textes des colleur·euses féministes sont courts, percutants, et ne laissent pas place à l’interprétation. Actes de réappropriation des rues, les collages féministes permettent aux colleur·euses d’exprimer la violence des féminicides, des viols, mais aussi des agressions vécues par les personnes queers ou racisées. Cet article propose une mise en relation entre les mécanismes d’interpellations de ces collages et ceux présents au sein d’œuvres d’art contemporain. Il s’agit parfois de mots crus qui dérangent ou de phrases impératives qui provoquent alors un contact violent entre l’œuvre et le·la spectateur·rice. Cette violence, et l’impact qu’elle peut avoir sur les regardeur·euses, les militant·es et les artistes est ainsi questionnée. Since 2019, collages of black letters painted on A4-sized paper have occupied the walls of French cities. Immediately recognizable, the feminist colleurs' texts are short, punchy, and leave no room for interpretation. Acts of reappropriation of the streets, feminist collages allow the collagers to express the violence of femicide, rape, but also the aggressions experienced by queer or racialized people. This article proposes a relationship between the mechanisms of interpellation of these collages and those present within contemporary works of art. Sometimes these are harsh words that disturb or imperative sentences that then provoke a violent contact between the work and the viewer. This violence, and the impact it can have on viewers, activists and artists, is thus questioned. mar., 30 avril 2024 10:53:49 +0200 mar., 24 sept. 2024 15:59:42 +0200 https://www.ouvroir.fr/radar/index.php?id=740 De l’unicité de l’empreinte. Le vase Douglas de François Azambourg https://www.ouvroir.fr/radar/index.php?id=233 Il peut sembler difficile de considérer une empreinte comme une création artistique dans la mesure où n’importe qui peut « empreindre ». À y regarder de plus près, l’empreinte cache cependant un potentiel insoupçonné. En nous appuyant sur les écrits de Georges Didi-Huberman, Hans Belting W.J.T Mitchell, Jonathan Crary et Charles Sanders Peirce, nous montrerons que l’étude même des signes constitutifs de l’empreinte permet de la percevoir autrement. Il ne s’agit plus d’observer une trace imprimée sur un support, ou le référent qui y est reproduit, mais un signe autonome ayant ses propres clefs de lecture, en abolissant la hiérarchie entre le support et la matrice. Ce type d’empreinte, nous pouvons l’observer et le comprendre grâce au vase Douglas réalisé par le designer François Azambourg en partenariat avec le CIAV de Meisenthal. Il s’agit d’un vase en verre, soufflé dans une matrice en bois de Douglas. Le vase ainsi créé semble « empreint » des nervures du pinacée à ceci près que le contact entre le moule et le verre en fusion génère des impuretés et modifie l’intégrité du modèle. L’empreinte est « lacunaire », elle n’est plus une reproduction mais un signe singulier à découvrir. jeu., 19 mai 2022 09:42:43 +0200 mar., 18 avril 2023 11:03:00 +0200 https://www.ouvroir.fr/radar/index.php?id=233