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    <title>Auteurs : Marie Dos Santos</title>
    <link>https://www.ouvroir.fr/strathese/index.php?id=162</link>
    <description>Publications de Auteurs Marie Dos Santos</description>
    <language>fr</language>
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      <title>Entre répression et soin : deux dynamiques conflictuelles dans la prise en charge des usagers de drogue</title>
      <link>https://www.ouvroir.fr/strathese/index.php?id=161</link>
      <description>Cet article analyse les dynamiques conflictuelles liées à la prise en charge des usagers de drogue. La loi française du 31 décembre 1970, relative aux mesures sanitaires de lutte contre les toxicomanies, prévoit le renforcement de la répression de l’usage et du trafic de drogues, mais aussi l’injonction thérapeutique qui permet aux auteurs d’infractions liées aux stupéfiants (ILS) de se faire soigner. L’hypocrisie de cette loi est dénoncée par de nombreux spécialistes de la question, car elle condamne une population fortement stigmatisée.L’échec de la prohibition (développement des mafias et de la délinquance, nombre d’overdoses et de contaminations par le syndrome d’immunodéficience acquise, recul des libertés individuelles) et l’émergence d’associations militant pour la défense des droits des usagers de drogue, ont abouti, dans les années 1990, à une politique dite de réduction des risques.« L’idéal normatif d’une société sans drogues » (Kokoreff) fait place à une approche pragmatique : de l’abstinence vers la reprise de contrôle de la personne sur le produit dont elle est dépendante. Soigner devient un accompagnement vers une réinsertion et une meilleure estime de soi, hors du monde de la drogue. Les procédures de soin sont restrictives et contrôlées, en raison de la place ambiguë des médicaments de substitution (Subutex® et Méthadone) : ces dérivés d’opiacé entraînent eux-mêmes une forte dépendance. La différence entre médicament et drogue est ainsi questionnée. This paper analyzes the conflicting dynamics of medical care offered to drugs users. The French law of 31st December 1970, related to sanitary measures to combat drug addiction, reinforced repression of drugs use and trafficking. It provides for involuntary treatment: i.e. medical advice and help. The hypocrisy of this law is criticized by a number of specialists as it condemns an already stigmatized population.The failure of prohibition (development of mafia, proliferation of delinquency, overdose and HIV transmission, limitation of civil liberties) and the emergence of activist associations of drugs users, led to some adjustments in the 1990s and the introduction of a harm reduction policy.&quot;The normative ideal of a society without drugs&quot; (Kokoreff) gives way to a more pragmatic approach. The objectives of drug treatment programs depart from abstinence to aim at the recovery of drug user’s self-control on drug consumption. Treatment means caring for, instead of curing. It is about accompanying drug users towards rehabiliation and a better self-esteem. However, medical care remains restrictive and under control, as medication—Subutex® and Methadone—are opiate products causing physical dependence. The distinction between cure and drug is thus interrogated. </description>
      <pubDate>lun., 08 nov. 2021 09:47:14 +0100</pubDate>
      <lastBuildDate>jeu., 09 nov. 2023 09:35:18 +0100</lastBuildDate>
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