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    <title>Auteurs : Yuko Katsutani</title>
    <link>https://www.ouvroir.fr/strathese/index.php?id=171</link>
    <description>Publications of Auteurs Yuko Katsutani</description>
    <language>fr</language>
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      <title>En quête de l’original. Une approche historiographique des peintures murales de la chapelle basse de la collégiale de Saint-Bonnet-le-Château (Loire, France)</title>
      <link>https://www.ouvroir.fr/strathese/index.php?id=170</link>
      <description>À partir du 19e siècle, des travaux de restauration des églises ont été entrepris un peu partout en France. La « restauration » n’incluait pas toujours la notion de « conservation », comme de nos jours. Les objets ont souvent subi des altérations et même des modifications de style, en raison des retouches picturales apposées postérieurement, résultat inévitable d’un malentendu culturel. Cet article examine l’état de conservation et de restauration des peintures murales de la chapelle basse de la collégiale de Saint-Bonnet-le-Château (Loire, France). L’approche historique montre comment la distinction entre les parties originales et les parties restaurées a fini par s’imposer.Les peintures murales de cette chapelle basse, du début du 15e siècle, ont subi plusieurs interventions au cours des derniers siècles. La première restauration (1877-1878) est de Lucien Bégule. Des textes et photos indiquent qu’il a adopté une attitude respectueuse des peintures d’origine. La seconde restauration (1924-1925) par Louis-Joseph Yperman, a également évité les excès. Toutefois, ces restaurateurs ont apposé des retouches picturales directement sur la couche originale. Ce procédé n’est plus accepté aujourd’hui, mais des traces de ces opérations subsistent encore sur certains murs.Au milieu du 20e siècle, les fondements de la restauration ont beaucoup évolué. Dans le souci de conserver l’état original des œuvres, trois principes ont guidé les travaux modernes : la réversibilité, la visibilité des actions effectuées et l’intervention minimale. Au cours de la troisième restauration (1959), Marcel Nicaud a apposé de simples maquillages à tempéra réversibles et visibles, pour différencier l’original des ajouts. En 1997, le dernier restaurateur, Robert Bouquin, a restauré à l’aquarelle la scène de la Crucifixion. Cette technique, moins agressive, a été mise en œuvre avec une conscience aiguë de la préservation et de la conservation de l’original. Cette approche historiographique met en valeur l’évolution des idées en matière de restauration au cours des deux derniers siècles. In the 19th century, the restoration of regional churches bloomed over France. However, “restoration” did not always include “conservation”, as it does today. Objects were often damaged by alterations, bringing changes in their artistic style. This may be the cause for cultural misunderstandings related to the meaning of the original work. This paper considers the 15th century wall paintings in the lower chapel of the Collegiate Church of Saint-Bonnet-le-Château (Loire, France) and the attempts to restore them in the 19th and 20th centuries. À historical perspective shows how the conservation and restoration techniques increasingly tend to make visible the difference between original and restored parts.The first restoration was carried out in 1877-1878 by Lucien Bégule. Collected texts and photographs show how he carefully treated the original paintings, limiting the restoration to missing elements. The second restoration in 1924-1925 was by Louis-Joseph Yperman. His restoration was quite modest, too. However, they both applied the painting’s restorations directly on the original layer. Such intervention is forbidden today, but some traces remain in these paintings.By the mid-20th century, new ethical concepts of restoration emerged. The principle of reversibility and the visibility of changes became paramount issues in preserving the original state of the works. This minimal intervention approach was carried through modern intervention techniques. During the third restoration (1959), Marcel Nicaud used a reversible tempéra technique, replacing only missing elements without damaging the original work. The last restoration by Robert Bouquin in 1997 repaired the Crucifixion scene in watercolour, minimizing damage as compared to other techniques, and with much greater awareness of conservation. History of Saint-Bonnet restorations shows how the concept of restoration has changed over centuries. </description>
      <pubDate>lun., 08 nov. 2021 09:48:09 +0100</pubDate>
      <lastBuildDate>jeu., 31 juil. 2025 14:58:23 +0200</lastBuildDate>
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