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    <title>Auteurs : Cécile Bréhat</title>
    <link>https://www.ouvroir.fr/strathese/index.php?id=293</link>
    <description>Publications de Auteurs Cécile Bréhat</description>
    <language>fr</language>
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      <title>Émotions et grande prématurité. Approche psychanalytique</title>
      <link>https://www.ouvroir.fr/strathese/index.php?id=325</link>
      <description>La grande prématurité et la réanimation néonatale nous plongent au cœur des questions sur les enjeux de la vie et de la mort. La logique d’objectivation soutenue par le discours médical n’évince pas pour autant la charge émotionnelle afférente à cette problématique, tant pour les parents, pour les réanimateurs que pour les équipes médicales et soignantes. La clinique des bébés « grands prématurés » permet d’éclairer les liens entre les affects, les processus psychiques chez la mère et les processus de subjectivation du bébé. Face à l’irruption du réel de la vie et de la mort que peut provoquer une naissance prématurée, les parents peuvent être amenés à vivre un réel traumatisme. Quel peut être l’impact de l’effroi dans la construction psychique du sentiment maternel ? Nous verrons comment l’effraction du réel peut venir suspendre les rêveries maternelles nécessaires à la construction du devenir mère, mais également au processus de subjectivation du bébé. Avant de traiter la question des émotions dites « en situation », soit dans le cadre d’un entretien de recherche, nous interrogerons le concept d’émotion à la lumière de la psychanalyse en nous risquant à un exercice de différenciation terminologique entre l’émotion, l’affect, et la sensation ou l’éprouvé. La vulnérabilité psychique des femmes enceintes associée à un éventuel accouchement prématuré rend ces temps d’entretiens de recherche très chargés émotionnellement. Ainsi, il apparaît primordial de pouvoir penser une façon de travailler les émotions dans le cadre d’un entretien de recherche. Comment le clinicien chercheur se situe‑t‑il par rapport au surgissement des émotions ? Qu’apporte la prise en compte des émotions dans l’analyse des entretiens de recherche ? L’analyse d’extraits issus d’un entretien de recherche mené avec une femme primipare de 31 semaines d’aménorrhées nous permettra d’illustrer nos propos. Extreme preterm birth and neonatal resuscitation bring us to the heart of the questions of life and death. Objective medical opinion is incapable of lessening the emotional aspect related to this issue, neither for the parents, nor the resuscitators, nor the medical team. The clinic of extremely premature babies sheds light on the relation between affects, the mother’s psychical processes and the baby’s subjective experience. With extreme premature birth, parents are confronted to the harsh reality of life and death, and this can lead to real trauma. What is the impact of fear on the development of maternal feelings? In this article, we will reflect on how reality contravenes maternal fantasies necessary for women to develop into mothers and for the baby’s subjective experience. Before addressing the issue of emotions “in situation” in a research interview, we will reflect on the meaning of emotions from a psychoanalytic view. We will differentiate between emotion, affect and sensation. The psychological vulnerability of pregnant women at risk of premature birth renders all research and interview work highly emotional and sensitive. It is therefore crucial to reflect on how to manage the emotional aspect when conducting research interviews. How do clinicians position themselves towards emotional outburst? The analysis of extracts of an interview of a primiparous woman at 29 weeks of pregnancy will be used to illustrate our arguments. </description>
      <pubDate>mar., 09 nov. 2021 14:52:43 +0100</pubDate>
      <lastBuildDate>jeu., 09 nov. 2023 11:39:25 +0100</lastBuildDate>
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      <title>Les bébés dits « grands prématurés » sont-ils un symptôme de la modernité ?</title>
      <link>https://www.ouvroir.fr/strathese/index.php?id=282</link>
      <description>Depuis une vingtaine d’années, le nombre d’enfants nés avant terme n’a cessé d’augmenter en France et dans le monde. En France, il représente aujourd’hui 7 % des naissances. Or, l’augmentation de la prématurité est principalement liée aux nouvelles méthodes de procréation. Comment pouvons-nous penser ce paradoxe de la modernité ? Bien que l’Organisation Mondiale de la Santé situe la limite de réanimation à un terme de 22 semaines d’aménorrhées (SA) ou à un poids de 500 grammes, la majorité des centres français et européens ne réanime pas les bébés en dessous de 25 SA, en raison des risques très élevés de séquelles. Un bébé d’environ 22 centimètres et pesant 700 grammes peut donc être réanimé. Ladite « grande prématurité » nous plonge au cœur des questions éthiques que pose la réanimation néonatale. Les progrès de la science permettent de réanimer et de prendre en charge de plus en plus tôt un bébé. Mais qu’en est-il de la « réanimation » des rêveries maternelles, nécessaires à la construction d’un espace psychique fiable pour le bébé à venir, alors suspendues par le traumatisme de cette naissance prématurée ? Quels effets peuvent être repérés au niveau des processus psychiques inconscients chez ces femmes devenues mères « trop tôt » ? Quels peuvent être les impacts de cette prise en charge médicale et de ces longs mois d’hospitalisation dans la construction du processus de « maternalité » ? La blessure narcissique, le sentiment d’incompétence et de culpabilité de ces femmes de n’avoir pu mener leur grossesse à terme entrent alors en résonance avec l’illusion de maîtrise et de toute puissance de la science. Après avoir analysé comment la communauté scientifique et médicale tente de border le « réel » de la prématurité, nous essaierons d’entendre l’impact que peut avoir le discours médical sur le vécu psychique de femmes enceintes hospitalisées pour menace d’accouchement prématuré rencontrées dans un service de grossesses dites « à risques ». Enfin, quelques éléments théoriques seront amenés pour penser cette clinique. For the last twenty years, the number of premature babies has been increasing in France and in the world. In France they represent 7% of births today. Considering that this increase in preterm birth is mainly due to advanced methods of procreation. This modern paradox needs to be considered. Although the World Health Organization has set the resuscitation limit to 22 weeks of amenorrhea or 500 grams of weight, the majority of French and European health centres do not resuscitate babies below 25 weeks of amenorrhea because of the very high risk of adverse consequences. A new-born who is almost 22 centimetres and weighs 700 grams can therefore be resuscitated. Extreme preterm birth leads to ethical concerns regarding neonatal reanimation. Scientific progress continuously expands the limits of resuscitation and medical intervention on new-born babies. But who takes care of the “reanimation” of maternal fantasies which are necessary for the creation of a reliable psychic space for the baby? Indeed maternal fantasies can be impeded by the trauma of a very preterm birth. What is the impact on the motherhood process when a woman becomes a mother “too soon” and when she is separated from her baby because of medical care? The narcissistic wound, feeling of incompetence and culpability of these women not being able to carry their pregnancies to term resonates with the illusion of control and of science’s omnipotence. After an analysis of the scientific and medical community’s attempt to elaborate the “real” of prematurity, we will examine the impact of medical discourse on the subjective lives of pregnant women hospitalised for premature delivery. Finally some theoretical concepts will be confronted to help think the clinic of extreme preterm birth. </description>
      <pubDate>mar., 09 nov. 2021 14:49:33 +0100</pubDate>
      <lastBuildDate>jeu., 09 nov. 2023 10:22:59 +0100</lastBuildDate>
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