Cette troisième partie propose de concevoir l’affect à travers sa fluidité et son potentiel de contagion. Cet axe suppose que nous sommes tous·tes en capacité d’affecter et d’être affecté·es, que nous sommes des êtres passionnel·les et que cette passion se transmet. Les artistes et œuvres étudiées donnent à voir, sous des modalités différentes, des formes qui transforment les affects en pratiques partagées et invitent à nous laisser traverser par leur mouvement.
Romain Noël pense l’humain comme un être en souffrance à partir de l’instant où il se prend d’affection pour ce qui vit et palpite, car il y est inextricablement enchevêtré. Faire lien revient à faire l’épreuve de l’autre, à sentir cet autre passer à travers notre corps et nous transformer. Dans cette partie, il s’agit de faire éprouver les débordements qui surgissent de nos corps, la puissance qu’ils contiennent et la contamination aliénante qui se joue lorsque les affects se transmettent.
