Introduction

Les usages scientifiques du peuple. Positions historiographiques et travail conceptuel

DOI : 10.57086/rhs.188

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La notion de peuple en histoire est saturée d’un point de vue épistémique. Elle renvoie à des formes de communautés larges qui se différencient, dans l’historiographie, selon les périodes. Ainsi, le populus romain1 est différent du peuple révolutionnaire parisien2 autant que du demos grec3 ou de la foule en armes lors de la Commune4.

On ne peut s’en tenir à une définition trop simple qui réduirait le peuple à des strates sociales défavorisées, ou inversement qui renverrait à la population d’un territoire ou d’une religion en général. Il importe, en l’espèce, de faire preuve d’une grande rigueur dans l’usage du mot et de déplier ses acceptions diverses. D’autant que le terme lui-même doit s’entendre dans toutes ses déclinaisons : populaire et populiste viennent ici densifier la matrice notionnelle. Ce numéro de la Revue d’histoire sociale entend précisément revenir sur le travail d’élaboration théorico-empirique qui préside désormais aux usages de la notion de peuple (et de ses déclinaisons) dans les enquêtes historiennes. Il s’agit donc, on l’aura compris, d’une approche historiographique visant à cartographier (même imparfaitement) quelques-unes des lignes de fond de la recherche contemporaine.

Dans cette introduction, nous reviendrons, dans un premier temps sur le cadrage adopté pour circonscrire la question des emplois historiens du peuple dans les travaux en cours, puis, dans un second temps, nous présenterons les différents articles réunis dans ce dossier

Peuple, histoire et sciences sociales : le foisonnement des usages

Il y a plus de dix ans déjà, le philosophe Étienne Balibar estimait que la notion de peuple et ses usages constituaient « un sujet qu’on pourrait croire labouré en tous sens5 ». La thématique était cependant revenue sur le devant de la scène après la vague révolutionnaire du « Printemps arabe », comme le révéla la succession de publications scientifiques qui lui ont été consacrées dans les années 20106. Quelques années plus tôt, un imposant dossier de la revue Hermès évoquait pourtant un « temps d’éclipse » en constatant : « le mot “peuple” ne se monnaie plus guère dans la communication politique ou médiatique ordinaire7 ».

Après les mouvements protestataires postérieurs à la crise financière de 2007-2008 (jusqu’aux « Gilets jaunes » en France), l’affirmation politique de courants désignés comme « populistes » et la globalisation d’une culture « populaire » ou « de masse » ont durablement ancré la catégorie de « peuple » et tous ses dérivés dans le débat public et la recherche, à l’échelle internationale. Ce regain d’intérêt pour le sujet ne fut en rien une parenthèse, comme le montre la persistance actuelle des clivages portant sur les différentes conceptions du peuple et des intérêts qui lui sont attribués8.

Nul besoin, aujourd’hui, de déconstruire des notions qui l’ont déjà été depuis longtemps9, jusqu’à considérer le « peuple » ou le « populisme » comme « introuvables10 », voire à postuler une « adémie » (absence de peuple) au fondement de l’État moderne11. Il est évident que le « peuple » est une construction sociale, produite par des acteurs aux intérêts divergents12, et qu’à ce titre le « peuple » est toujours à réinventer13.

Malgré sa plasticité, la catégorie continue à irriguer la recherche, au-delà de la vogue éditoriale des « histoires populaires » initiée par les travaux d’Howard Zinn14, qui a elle-même fait l’objet d’une réflexion collective15. Plusieurs thèses ou publications récentes montrent que le « peuple » est toujours au cœur des réflexions, sous une forme ou une autre, qu’il s’agisse de droit16, de science politique17, d’histoire ancienne18, médiévale19, moderne20 ou contemporaine21, avec un questionnement particulier en matière d’histoire de l’éducation22. La notion fait même l’objet de renouvellements ou de prolongements audacieux. Le sociologue Abdou Maliqalim Simone, par exemple, a forgé le concept de « peuple » (au sens d’habitants, ou de « gens ») comme « infrastructure » (people as infrastructure), pour analyser la manière dont les réseaux interpersonnels pallient certaines déficiences techniques à Johannesburg23. Les études sur le métissage ont, quant à elle, suscité des travaux concernant le processus d’accession au « statut de peuple » (peoplehood)24, tandis que les études sur le genre s’efforcent d’intégrer à l’analyse les catégories de « peuple » et de « populaire »25. Loin des campus et des centres de recherche occidentaux, le gouvernement chinois promeut, quant à lui, le concept de politique « orientée vers le peuple » ou « axée sur les besoins de la population » (people oriented), qui trouve un écho dans les sciences humaines et sociales26. D’une façon générale, les travaux de sciences sociales interrogeant les catégories de « peuple » ou de « population » percolent jusque dans le champ politique – il n’est qu’à voir la fortune politique d’un populisme ancré gauche comme envisagé par Ernesto Laclau et Chantal Mouffe27.

Itinéraire et déclinaisons : quelle utilité en histoire ?

« Peuple » fait partie de ces notions qui embarrassent les historien·nes. Comment manier une telle catégorie sans prendre le risque de véhiculer, consciemment ou non, une certaine conception au détriment d’autres ? Est-il possible d’en donner une définition opératoire sans reproduire des biais et des prises de position historiquement situés ? La tentation est grande de s’en remettre à l’historicisation, en délaissant la conceptualisation au profit d’une restitution des différentes significations du mot au cours de l’histoire. Une telle tâche est essentielle, ne serait-ce que pour déconstruire toute fausse évidence, ou pour démontrer la plasticité d’une notion politiquement très chargée. L’objectif de ce dossier est de contribuer à déplacer la réflexion sur le terrain épistémique, en s’interrogeant sur les conditions dans lesquelles la catégorie de « peuple » peut être mobilisée en histoire, au-delà des usages qu’en font les acteurs.

Cette question se pose d’emblée dès lors qu’il est question d’« histoire populaire ». Il n’est qu’à voir la définition du peuple dans deux ouvrages représentatifs de ce courant, pour se rendre compte de l’extrême malléabilité de la notion. Dans son livre fondateur sur l’Histoire populaire des États-Unis, Howard Zinn ne s’embarrasse pas de réflexions théoriques et présente le peuple, de fait, comme l’ensemble des dominé.es, celles et ceux qui n’ont pas eu voix au chapitre dans le roman national28. Près de quarante ans après la première édition de ce livre, Gérard Noiriel s’en inspire pour publier une Histoire populaire de la France, qui s’appuie sur une tout autre conception du peuple, désormais conçu comme une population soumise à une même autorité étatique (« le “peuple français” désigne l’ensemble des individus qui ont été liés entre eux parce qu’ils ont été placés sous la dépendance [du même] pouvoir souverain, d’abord comme sujets puis comme citoyens29 »). Ces postulats ont d’immenses implications méthodologiques : d’un côté (Zinn), il s’agit de faire entendre les oubliés de l’histoire, tandis que de l’autre (Noiriel), l’étude porte sur les rapports de domination dans lesquels sont insérées les « classes populaires ».

Quelle que soit la perspective adoptée, une question se pose quant aux sources permettant d’écrire une telle histoire. Déborah Cohen, dans l’article qu’elle consacre à la « poétique de l’histoire populaire », propose de reconsidérer le travail archivistique qui permet, dans la masse documentaire, de repérer les individus marginalisés et de retracer leur histoire. Il s’agit, ici, de repenser l’épistémologie d’une pratique scientifique qui ne vise ni le quantitatif, ni l’abstraction. Au contraire, les éclairs de vies populaires sont saisis dans la chair de l’archive et dans l’épaisseur de contextes qu’il importe de restituer avec soin. Dans le même temps, la figure de l’historien·ne doit s’effacer dans l’énonciation pour laisser la place aux dépliements fins des vies ramenées à la surface. Déborah Cohen insiste également sur le fait que le parti-pris de l’histoire populaire n’est pas seulement scientifique, mais également politique. Il s’agit en effet de positionner l’analyse à contre-pente des orientations de l’époque étudiée. C’est tout le jeu des catégories construites par les pouvoirs en place qu’il faut défaire et dénouer. L’enjeu est donc de restituer, dans le récit et l’analyse, une histoire qui se défie des schèmes dominants et en interroge tous les soubassements.

Le travail notionnel, méthodologique et épistémique produit par Déborah Cohen permet de repenser les conditions de possibilité d’une histoire populaire.

Et c’est bien l’effort de clarification autour des notions qui organise nombre de discussions concernant le terme « peuple ». Ainsi, Théo Bernard, dans l’article qu’il consacre à la tension autour du terme entre le discours républicain et le vécu ouvrier au moment de l’entre-deux-guerres, montre bien que les usages politiques de la catégorie en même temps que l’évolution des pratiques se transforment simultanément. D’abord, le terme « peuple » a été peu employé – le mot « ouvrier » circulant bien plus largement. Mais les débats, en lien avec les prises de position en Union soviétique, mettent en tension la notion d’ouvrier et celle de peuple autour de l’action révolutionnaire. Dans les années 1930, la réémergence du terme « peuple » est directement associée à la situation de convergence politique de gauche à laquelle le Parti communiste prend part. Le peuple devient alors un signifiant double : révolutionnaire et social. Revenant sur les mobilisations populaires dans le Haut-Doubs au moment du Front populaire, Théo Bernard rend compte de positionnements complexes dans un monde social partagé entre la paysannerie et la classe ouvrière (organisée par les activités horlogères). Dans ces conditions, le mot peuple ne fait pas sens. Dans les Landes, l’opposition entre le patronat et l’administration, d’une part, et les ouvriers, d’autre part, est plus violente et 1936 n’est qu’un épisode dans une série de rapports conflictuels. Ainsi la catégorie de « peuple », si elle circule bien dans l’espace politique lato sensu, n’a pas une pertinence immédiate et universelle. Elle peut même obscurcir plus qu’éclairer lorsqu’il s’agit d’étudier certaines mobilisations.

Charlotte Soria rappelle que l’utilité d’une telle catégorie n’a pas non plus été évidente aux historien·nes du national-socialisme. « Peuple » et « Communauté du peuple » étaient tellement connotés idéologiquement qu’il fallait, après la guerre, avant tout déconstruire une propagande mortifère. Cependant, le renouvellement de l’historiographie à partir des années 1980 a revalorisé le potentiel heuristique de ces concepts, dans la perspective d’une compréhension de la société allemande « par en bas », et dans ses rapports avec les projets politiques portés par le pouvoir nazi. Inévitablement, l’introduction du « peuple allemand » ou du « peuple nazi » dans l’analyse a suscité maintes controverses, tant les implications politiques, philosophiques et morales de tels usages sont importantes dès lors qu’on touche à l’idée de responsabilité collective, voire de culpabilité à l’échelle d’un pays. Pourtant, Charlotte Soria montre en quoi la « Communauté du peuple » est devenue, dans la recherche actuelle, « un outil heuristique permettant l’analyse de la société allemande sous le nazisme ».

Le dossier élargit ensuite le cadre des enquêtes en invitant à penser la notion de « peuple » à partir des cadres nationaux. Car la coalescence des groupes que le mot désigne ne devient efficiente qu’à partir du moment où les catégorisations se comparent d’un pays à l’autre.

Ainsi, Delphine Frasch, en s’intéressant aux usages d’Augustin Thierry, au 19e siècle, dans la composition d’une contre-histoire de la Russie, donne à voir la dissémination d’un type de récit qui fait de l’historien français et de ses travaux un levier pour une produire des narratifs alternatifs. Les thèses de Thierry portent sur la constitution du peuple à partir des épisodes oppressifs et des forces de résistance qu’ils ont fait surgir. En Russie, le mouvement slavophile va s’emparer très tôt des propositions de Thierry pour exploiter la plasticité de ses propositions. On lira ainsi dans ses écrits aussi bien la possibilité d’affermir une identité nationale que de fustiger la bureaucratie ou de dégager les contours d’un « peuple ethnicisé ». Cependant, d’autres voies que celles des slavophiles ont emprunté à Thierry en Russie. Ainsi, Alexandre Herzen a-t-il repris le schème de la défaite permettant l’émergence du peuple. Et toutes les formes d’oppression viendront donner davantage d’épaisseur encore aux coagulations populaires. Un peu plus tard, Gueorgui Plekhanov critiquera la perspective d’Herzen, dont il pense qu’elle n’est pas totalement émancipée des positions slavophiles. Il propose, en contrepoint, une lecture matérialiste de Thierry qui aurait discerné dans les mouvements du peuple la force des intérêts économiques permettant la mise en action des individus dans l’histoire. Et les différences entre les peuples s’expliquent alors par des contrastes géographiques. Ses conclusions tendent à faire du peuple un cas d’exception.

En réinscrivant la notion de « peuple » dans les déterminations des historiographies nationales, ce sont tous les effets contrastés des situations locales qui viennent complexifier le schéma notionnel. François Robinet, dans son article, revient en détail sur les acceptions divergentes du « populisme » aux États-Unis à propos du passage de la Farmers’ Alliance au People’s Party, à partir de la controverse historiographique autour des propositions de Richard Hofstadter formulées dans les années 1950. Dans les années 1920, c’est évidemment la Grande Dépression qui fait émerger les débats autour du populisme, notamment dans les travaux de John D. Hicks qui donnent une grande importance à la politisation de la Farmers’ Alliance. Les années 1950 offrent un nouveau contexte à la relecture de la notion de populisme dans l’histoire étatsunienne : elle est désormais rattachée aux mouvements agrariens du 19e siècle, eux-mêmes fondements du maccarthysme réactionnaire. Richard Hofstadter participe à cette révision historiographique, notamment dans son livre The Age of Reform, paru en 1955. Cependant, les critiques historiennes de cette position sont nombreuses. Norman Pollack en particulier pointe la faiblesse des sources employées par les tenants du révisionnisme. Des années 1970 aux années 1990, les travaux d’E.P. Thompson et le bouillonnement politique de l’époque réorientent les questions vers les modes d’organisation par le bas. Peu à peu, le fossé entre les perspectives de l’histoire sociale et de l’histoire politique s’est résorbé. À partir des années 2000, le débat revient, éludant quelque peu les interrogations antérieures et le populisme est réinterprété dans ses formes les plus plastiques.

Les controverses autour du populisme américain révèlent à quel point l’objet d’histoire peut imprégner les catégories d’analyse de l’historien·ne, rendant sinon caduque, du moins très relative, la séparation entre le « scientifique » et le « politique ». En ce qui concerne le « peuple » et le « populisme », tout comme à propos de tant d’autres sujets, l’écriture de l’histoire est un art de l’équilibre entre l’explicitation de catégories propres à un contexte historique, et l’élaboration de grilles d’analyse s’inspirant parfois de ces mêmes catégories – quitte à en modifier le sens. C’est à ce travail que s’attelle Étienne Furrer, en disséquant le contenu politique que les auteurs de l’Almanach du peuple donnent au mot « peuple » après la Commune, tout en forgeant un concept original de « populisme intégral » (comme projet d’émancipation inscrit dans la durée, et impliquant notamment une réflexion sur les institutions permettant au peuple d’inscrire cette émancipation dans le long terme). Cette contribution, tout comme le dossier dans son ensemble, éclaire, nous l’espérons, les conditions auxquelles une notion aussi polysémique et politiquement sensible que celle de « peuple » peut être maniée en histoire.

Notes

1 Louis Autin (dir.) « “Per populi nomen” (Cic., Flacc., 96). Nommer le peuple romain en latin et en grec (ier s. av. – ier s. apr. J.-C.) », Pallas, 121, 2023, https://doi.org/10.4000/pallas.26636. Return to text

2 Raymonde Monnier, « Autour des usages d'un nom indistinct : peuple sous la Révolution française », Dix-Huitième Siècle, 34, 2002, p. 389-418. Return to text

3 Alain Fouchard, « Dèmosios et dèmos : sur l'Etat grec », Ktèma, 23, 1998, p. 59-69. Return to text

4 Marc Lagana, « Un peuple révolutionnaire : la Commune de Paris 1871 », Cahiers Bruxellois – Brussels Cahiers, 2018, T. L, p. 175-198. Return to text

5 Étienne Balibar, « Son Nom est Légion », Tumultes, 40, p. 7-15. Return to text

6 Thomas Berns et Louis Carré (dir.), « Noms du peuple », Tumultes, 40 ; Jean-Luc Moreau (dir.), « À quoi bon le peuple ? », La Sœur de l’Ange, 14 ; Émilie Goin et François Provenzano (dir.), Usages du peuple. Savoirs, discours, politiques, Liège, Presses universitaires de Liège, 2017. Return to text

7 Pascal Durand et Marc Lits, « Introduction : Peuple, populaire, populisme », Hermès, 2, 42, p. 11-15. Return to text

8 Gérard Noiriel, Le peuple français. Histoire et polémique, Paris, Tallandier, 2025 ; Marc Lazar, Pour l’amour du peuple. Histoire du populisme en France, xixe-xxe siècle, Paris, Gallimard, 2025. Return to text

9 Pierre Bourdieu, « Vous avez dit “populaire” ? », Actes de la recherche en sciences sociales, 46, p. 98-105 ; Pierre Bourdieu, « Les usages du peuple », dans Choses dites, Paris, Minuit, 1987, p. 178-184 ; Claude Grignon et Jean-Claude Passeron, Le Savant et le Populaire. Misérabilisme et populisme en sociologie et en littérature, Paris, Seuil, 1989 ; Alain Badiou, Pierre Bourdieu, Judith Butler, Georges Didi-Huberman, Sadri Khiari, Jacques Rancière, Qu’est-ce qu’un peuple ?, Paris, La Fabrique, 2013 ; Gérard Bras, Les voies du peuple. Éléments d’une histoire conceptuelle, Paris, Amsterdam, 2018. Return to text

10 Pierre Rosanvallon, Le peuple introuvable. Histoire de la représentation démocratique en France, Paris, Gallimard, 1998 ; Jacques Rancière, « L’introuvable populisme », dans Alain Badiou, Pierre Bourdieu, Judith Butler, Georges Didi-Huberman, Sadri Khiari, Jacques Rancière, Qu’est-ce qu’un peuple ?, Paris, La Fabrique, 2013, p. 137-143. Return to text

11 Giorgio Agamben, La Guerre civile. Pour une théorie politique de la stasis, Paris, Seuil, 2015. Return to text

12 Déborah Cohen, La nature du peuple. Les formes de l’imaginaire social (xviiie-xxie siècles), Seyssel, Champ Vallon, 2010. Return to text

13 Déborah Cohen, Peuple, Paris, Anamosa, 2019. Return to text

14 Howard Zinn, Une histoire populaire des États-Unis. De 1492 à nos jours, Marseille, Agone, 2002 ; Clifford D. Conner, Histoire populaire des sciences, Paris, L’Échappée, 2011 ; Chris Harman, Une histoire populaire de l’humanité. De l’âge de pierre au nouveau millénaire, Paris, La Découverte, 2015 ; Michelle Zancarini-Fournel, Les luttes et les rêves. Une histoire populaire de la France, de 1685 à nos jours, Paris, La Découverte, 2016 ; Gérard Noiriel, Une histoire populaire de la France. De la Guerre de Cent ans à nos jours, Marseille, Agone, 2019 ; Nicolas Tran, La Plèbe. Une histoire populaire de Rome, Paris, Passés Composés, 2023. Return to text

15 « Faire une “Histoire populaire” », dossier de la Revue d’histoire moderne et contemporaine, 67, 2 ; « Pour l’histoire populaire ! », dossier des Cahiers d’histoire, 165. Return to text

16 Miguel Fernandez Andujar, La participation du peuple à l’élaboration des normes, thèse de doctorat de droit public, sous la direction de Hubert Alcaraz et Susana Sanchez Ferro, université de Pau et des Pays de l’Adour/Universidad autonóma de Madrid, 2024 ; Lina Megahed, Le contre-pouvoir populaire : recherche sur le pouvoir du peuple en corps à partir du cas français, thèse de doctorat de droit public, sous la direction de Frédérique Rueda, université de Bordeaux, 2024. Return to text

17 Humberto Cucchetti, Alexandre Dézé et Emmanuelle Reungoat, Au nom du peuple ? Idées reçues sur le populisme, Paris, Le Cavalier bleu, 2021 ; Arnaud Benedetti et Vincent Dupuy (dir.), dossier « Le savant, le politique et le peuple : l’enjeu du siècle ? », Revue politique et parlementaire, 1107 ; Felipe Linden, Le peuple comme sujet politique. Analyse critique de la notion de « populisme » entre l’Europe et l’Amérique latine, thèse sous la direction de Frédéric Brahami et de Jean-Claude Monod, EHESS, 2024. Return to text

18 Julie Bernini, « Plaise au peuple ». Pratiques et lieux de la décision démocratique en Ionie et en Carie hellénistiques, Bordeaux, Ausonius éditions, 2023. Return to text

19 Claude Gauvard, Passionnément Moyen Âge. Éloge du petit peuple, Paris, Tallandier, 2024. Return to text

20 Antoine Boulant, La journée révolutionnaire. Le peuple à l’assaut du pouvoir, 1789-1795, Paris, Passés Composés, 2023. Return to text

21 Victor Pereira, C’est le peuple qui commande. La Révolution des Œillets, 1974-1976, Bordeaux, éditions du Détour, 2023 ; Anna Safronova, Histoire des coopératives russes et soviétiques (1860-1930). Moderniser le peuple, Paris, Classiques Garnier, 2023 ; Danièle Tartakowsky, Les syndicats en leurs murs : bourses du travail, maisons du peuple, maisons des syndicats, Ceyzérieu, Champ Vallon, 2024. Return to text

22 Laurent Besse et Carole Christen (dir.), Histoire de l’éducation populaire, 1815-1945, Villeneuve-d’Asq, Presses universitaires du Septentrion, 2017 ; Patrick Cabanel, L’école du peuple ? Histoire d’une hypocrisie sociale, Rennes, Presses universitaires de Rennes, 2023 ; Carole Christen, À l’école du soir. L’éducation du peuple à l’ère des révolutions (1815-1870), Ceyzérieu, Champ Vallon, 2023. Return to text

23 Abdou Maliqalim Simone, « People as Infrastructure: Intersecting Fragments in Johannesburg », Public Culture, 16, 3, 2004, p. 407-429. Return to text

24 Jennifer Adese, Chris Andersen (eds.), A People and a Nation. New Directions in Contemporary Métis Studies, Toronto, UBC Press, 2021. Return to text

25 Janet M. Conway, « Popular Feminism: Considering a Concept in Feminist Politics and Theory », Latin American Perspectives, 48, 4, p. 25-48 ; Fabienne Brugère et Guillaume Le Blanc, Le peuple des femmes. Un tour du monde féministe, Paris, Flammarion, 2022. Return to text

26 Mingxing Chen, Yinghua Gong, Dadao Lu et Chao Ye, « Build a people-oriented urbanization: China’s new-type urbanization dream and Anhui model », Land Use Policy, 80 (C), p. 1-9. Return to text

27 Ernesto Laclau, La raison populiste, Paris, Seuil, 2008 ; Chantal Mouffe, Le populisme de gauche, Paris, Albin Michel, 2018 ; Manuel Cervera-Marzal, Le populisme de gauche. Sociologie de la France Insoumise, Paris, La Découverte, 2021. Return to text

28 Howard Zinn, Histoire populaire des États-Unis, op. cit. Return to text

29 Gérard Noiriel, Une histoire populaire de la France, op. cit., p. 9. Return to text

References

Electronic reference

Jérôme Lamy and Dominique Pinsolle, « Introduction », Revue d’histoire sociale [Online], 2 | 2026, Online since 26 October 2026, connection on 07 November 2026. URL : https://www.ouvroir.fr/rhs/index.php?id=188

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Jérôme Lamy

CNRS, CESSP, EHESS.

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Dominique Pinsolle

Université Bordeaux-Montaigne, CEMMC.

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