Georges Didi-Huberman dans son ouvrage Images malgré tout1 s'intéresse à quatre photographies prises à Auschwitz en août 1944, qui sont des images d’archives floues issues de la Shoah. Leur prise de vue, réalisée dans la précipitation, montre un instant de mémoire ; le reste de l’histoire n’est pas visible, mais bien là dans ses traces visuelles. Les articles de cette partie analysent la manière dont les artistes puisent dans cette brèche en utilisant l’archive comme un document de travail et un canal de réactivation des émotions.
Il s'agit de révéler les divers affects que fait surgir la mémoire et de démontrer comment les artistes remémorent des personnes invisibilisées. Les artistes étudié·es entretiennent tous·tes un lien étroit avec la notion de mémoire, qu’iels conçoivent comme un moyen de raviver une histoire collective antérieure et des mémoires reconstituées.
