Le marchand bâlois, ses mines et ses réseaux ou l’émergence du capitalisme rhénan au xve siècle

DOI : 10.57086/rrs.92

p. 175-193

Abstracts

L’extraction de l’argent dans l’Occident médiéval, activité en constant essor tout au long de ce millénaire, donne lieu à l’ouverture de nombreux filons sur l’ensemble du territoire européen. Dans l’aire du Rhin supérieur, bordée par les massifs des Vosges et de la Forêt-Noire, la production argentifère s’avère particulièrement dynamique. En Haute-Alsace et dans le Brisgau, au xve siècle, l’extraction de l’argent se trouve dopée par des capitaux urbains, en grande partie bâlois. L’étude des marchands bâlois et de leurs activités minières laisse apparaître les contours d’une société où se concentrent pouvoirs économique, politique et culturel et dans laquelle le système familial occupe une place centrale. Les domaines diversifiés dans lesquels interviennent ces marchands, dont celui, essentiel, de l’extraction minière mettent en évidence le fort potentiel économique de ces familles et l’émergence d’un capitalisme rhénan qui va se développer au cours des siècles suivants.

In medieval Europe, silver extraction activities lead to the opening of many veins. In the Upper Rhine area, from the Vosges to the Black Forest mountains, the silver production is particularly dynamic. In Upper Alsace and the Breisgau, at the 15th century, silver extraction is boosted by urban investments, largely from Basel. The study of the Basel burgers and their mining activities reveals the existence of a society where economic, political and cultural powers are concentrated and in which the family system holds a central place. The various activities of these merchants, including the mining extraction, reveal the large economic potential of these families and the emergence of a Rhenish capitalism which will rise in the following centuries.

Die Gewinnung von Silber im mittelalterlichen Westen führte zur Gewinnung vieler Adern im gesamten europäischen Gebiet. Das Gebiet des Oberrheins, das von den Vogesen und dem Schwarzwald begrenzt wird, ist eine der Regionen, in denen die Silberproduktion besonders dynamisch war. Im Oberelsass und im Breisgau wurde die Silbergewinnung im 15. Jahrhundert durch die Großstadt Basel gefördert. Die Wissen über der Basler Bürger und ihrer Bergbautätigkeiten zeigt die Konturen einer Gesellschaft, in der wirtschaftliche, politische und kul- turelle Kräfte konzentriert waren und in der das Familiensystem einen zentralen Platz einnahm. Die diversifizierten Bereiche, in denen diese Händler tätig waren, einschließlich der Bereiche – für die Förderung des Bergbaus wesent- lichen –, unterstreichen das starke wirtschaftliche Potenzial dieser Familien und die Entstehung eines rheinischen Kapitalismus, der sich in den folgenden Jahrhunderten entwickelte.

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Lorsqu’en 1458, Claude de Rye, abbé de Lure, accorde la concession des mines de Plancher-les-Mines à trois bourgeois de Bâle, il ouvre la voie à l’investissement de capitaux bâlois dans cette région aux confins de la Haute-Alsace et du Comté de Bourgogne1. Pour ces financiers, l’investissement minier ne constitue pas à proprement parler une nouveauté. Certains avaient déjà porté leurs regards vers les mines de Forêt- Noire, à Todtnau précisément. Cependant, répondant à la forte demande de métaux précieux et pressentant les capacités des filons du sud des Vosges, ces Bâlois ont très rapidement cherché à contrôler un nombre croissant de gisements sur les massifs montagneux bordant les deux rives du Rhin. C’est chose faite à la fin des années 1450 et, si de nombreux remous rythment les débuts de cette exploitation, les Bâlois s’y installent pour un certain temps et y développent un véritable génie entrepreneurial.

Le portrait de ces hommes et de ces femmes dessine les contours d’une première forme de capitalisme rhénan qui, et c’est là l’une de ses caractéristiques, traduit un réel dynamisme dans une extraordinaire pluralité de secteurs d’activité, tout en renforçant la place de ces quelques familles dans le paysage institutionnel, politique et culturel de leur ville. Plus encore, l’expansion bâloise en direction des mines polymétalliques des deux rives du Rhin a permis à la ville d’accroître son influence économique dans la région en diversifiant ses activités avec le commerce d’un bien, l’argent, pour lequel la demande est extrêmement forte à la fin de la période médiévale. De cette manière, le commerce bâlois, déjà influent dans des secteurs-clés de l’économie au Moyen Âge (textile, épices), complète son offre, profitant de cet entre-deux géographique qui permet à la ville d’occuper une place de choix, à la croisée des routes reliant l’Italie aux Flandres, la Bourgogne et, plus loin, le royaume de France à l’Empire. Profitant de sa situation de ville-pont sur le Rhin, Bâle impose sa puissance économique dans le Rhin supérieur grâce, notamment, à ses puissantes corporations composées de commerçants et d’artisans. À la puissance économique accentuée par le Concile de Bâle, la ville renforce sa position dans la région en s’imposant comme centre intellectuel de premier ordre, ce dont témoigne la fondation de son université en 1460. Plus que jamais, à la fin du xve siècle, Bâle semble davantage tournée vers le Rhin supérieur que vers l’espace helvétique qu’elle rejoint pourtant en 1501. Elle ne manque pas cependant de regarder également dans cette autre direction, comme le prouvent les relations entre marchands bâlois et bernois dans le cadre de la Diesbach-Watt Gesellschaft par exemple. « Bâle est différente » dit le dicton2 ; en cette fin de Moyen Âge, elle est réellement originale et les activités économiques de ses marchands, notamment en matière d’investissements miniers, tendent à le démontrer.

Fig. 1. Les mines du sud des Vosges à la fin du Moyen Âge

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Étendre la zone d’influence économique de Bâle : dépasser l’arrière-pays

Déjà présents dans l’ensemble du Rhin supérieur, les marchands bâlois y renforcent leur présence au cours du xve siècle. Dépassant leur zone d’influence initiale, le sud de l’Alsace, c’est en direction des pays de langue romane qu’ils effectuent un pas décisif, plus précisément vers l’abbaye de Lure qui décide à la fin des années 1450 de mettre en exploitation ses filons de métaux non-ferreux. Située dans l’aire géographique du diocèse de Besançon, cette abbaye constitue un cas particulier : sa garde est confiée aux Habsbourg qui la tiennent du comté de Ferrette3. Comtois mais réellement tournés vers l’Alsace, cet établissement religieux et sa principauté constituent une véritable tête de pont vers les pays de langue romane4. Ainsi, en 1458, l’abbé de Lure, Claude de Rye, octroie la concession des mines de Plancher-les-Mines à un consortium de Bâlois, composé de Werlin Friedigman, la tête pensante, du moins le pourvoyeur de fonds de cette entreprise, membre de la tribu des forgerons et ayant fait fortune dans diverses activités marchandes dont celles du commerce de drap ; Léonard Kürschner, fondeur; Jacob von Worms, dit Schenck, résidant à Masevaux et pour lequel l’art de la métallurgie ne devait guère avoir de secrets en raison de l’activité minière qui animait la vallée depuis le xive siècle5. C’est donc une association originale regroupant capitaux et savoir-faire techniques qui prend en main l’exploitation de ces mines nouvellement ouvertes et démontre par sa structure la volonté de mettre au mieux en valeur les filons et de tirer un maximum de profits de cette entreprise extractive. Le savoir-faire technique bâlois était d’ores et déjà reconnu hors des frontières du Rhin supérieur puisqu’en 1455 le maître-fondeur Claus Smermant était appelé pour exercer son savoir-faire dans les mines de Pampailly (Rhône)6. Il est donc fort probable qu’un personnel local suffisamment formé et nombreux ait pu être disponible pour appuyer le développement des carreaux miniers sous la direction tant technique que financière des intérêts bâlois.

L’épisode bourguignon durant lequel Charles le Téméraire contesta la propriété des mines de Plancher à l’abbaye de Lure n’a pas réduit les ardeurs des investisseurs bâlois, bien au contraire7. Malgré les contestations ducales, la présence bâloise dans les mines de Plancher semble avoir perduré, bien que le silence documentaire des sources entre 1471 et 1474 ne permette pas de suivre l’évolution des chantiers durant ces quelques années. Cependant, certains des premiers exploitants, actifs dans les années 1460, le sont toujours au milieu de la décennie suivante. Par ailleurs, les sources conservées aux Archives cantonales de Bâle-Ville nous permettent de constater qu’à la fin des années 1470, les investissements des familles bâloises dans les mines du sud des Vosges se sont accrus tant par le nombre d’investisseurs que par le nombre de puits de mines exploités. Ainsi, les mines de Masevaux ont vu affluer les capitaux bâlois alors qu’à Plancher-les-Mines, le recrutement d’hommes d’affaires s’est largement étendu au-delà des trois investisseurs initiaux8. Les principales familles bâloises ont désormais des intérêts communs dans ces mines et une volonté hégémonique dans l’exploitation de ces filons tend à se mettre en place, parfois en concurrence avec les initiatives de patriciens strasbourgeois. En effet, à Masevaux, en cette fin de xve siècle, on retrouve aussi bien des capitaux strasbourgeois que bâlois dans l’exploitation des mines9.

Cette présence bâloise dans les gisements de la région se conforte au cours du siècle suivant et s’étend vers d’autres gisements mis en activité également dans les années 1470. Ainsi, à partir de 1530, les autorités économiques de Bâle se tournent vers les gisements voisins de Giromagny, diversifiant leur approvisionnement en argent, jusque-là principalement centré autour des mines de Todtnau, Plancher et Masevaux. La mainmise de l’exploitation minière au sud du massif vosgien s’est donc concentrée entre les mains bâloises en l’espace de moins de 75 ans10.

Fig. 2. Les mines de Plancher et la principauté de Lure11

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Qui étaient les primo-investisseurs de ces mines de Plancher ? Le cas du premier d’entre eux, Werlin Friedigman, mérite de s’y pencher un peu plus. Membre de la tribu des forgerons depuis 1432, il est l’un de ses membres les plus fortunés. Très proche de la fameuse Diesbach-Watt Gesellschaft de Berne12, il opère aussi bien à Bâle qu’à l’étranger puisqu’on le retrouve à Chalon-sur-Saône, où il fait l’acquisition d’une maison en 1440. En Bourgogne ducale, il est impliqué dans le commerce de drap et de vin, dans la région d’Auxonne dès 1426 et à Chalon au cours des années 143013. Cependant, la Bourgogne ne constitue pas son unique terrain d’action et le commerce de draperies et de vin ne traduit pas toute l’étendue de ses activités. Dès 1452, il est impliqué dans l’exploitation des mines du Münsterthal, en Forêt-Noire, aux côtés d’associés bâlois ou originaires de la rive droite du Rhin. Lorsqu’en 1458, il prend à ferme les mines de Plancher, la question de l’exploitation des métaux non-ferreux ne lui est pas inconnue, loin s’en faut14. Werlin Friedigman décède vers 1470, mais ses associés lui ont survécu à la tête du consortium15. Ses successeurs à Plancher-les-Mines nous sont même partiellement connus et, parmi eux, nous retrouvons les acteurs les plus dynamiques du commerce bâlois de la fin du xve siècle : les Zscheckenbürlin16, les Bär, mais également les Schorpp ou encore Ulrich Meltinger (1461-1502)17.

Le cas de la famille Zscheckenbürlin est également des plus inté- ressants. Non seulement, à la fin des années 1470, elle est l’une des plus impliquées dans l’exploitation minière dans le sud des Vosges, mais elle a également perpétué une tradition familiale depuis Hans Zscheckenbürlin « le Vieux » (vers 1408-1477), changeur bâlois détenteur de parts de mines dès les années 1440 en Forêt-Noire18. Les Zscheckenbürlin, marchands aux multiples activités, se sont intéressés très tôt aux questions monétaires. Initiés certainement par leur ancêtre, les héritiers de Hans Zscheckenbürlin n’ont de cesse d’accroître leurs investissements dans les gisements miniers des deux côtés du Rhin. Cette famille traduit bien ce qu’est le marchand bâlois à la fin du Moyen Âge : un membre de corporation, habile commerçant, brillant dans de multiples secteurs d’activités, se trouvant à son aise aussi bien dans le commerce des épices que dans la banque ou les mines. La place prédominante de ces familles dans les corporations de la ville traduit également leur dynamisme. Membres de plusieurs corporations, les Zscheckenbürlin y occupent de grandes responsabilités, affermissant leur position dans la vie économique et politique bâloise. Hans Zscheckenbürlin « le Vieux », Oberzunfmeister (premier prévôt de corporation de 1469 à 1474), est représentant de la corporation du Safran au Petit Conseil dès 1442 ; ses fils Hans (1446-1490) et Ludwig (1446-1492) ont quant à eux été actifs dans les corporations à la Clé, du Safran et à l’Ours19. Cette position leur a permis non seulement d’asseoir les affaires familiales et leurs réseaux domestiques mais également de prendre une part croissante dans le gouvernement des affaires de la ville.

Le marchand bâlois, un génie à l’écoute du marché ?

L’investissement des capitaux bâlois dans les mines du Rhin supérieur est révélateur d’une soif de métaux précieux qui n’est pas caractéristique de la région, mais commune à la fin du Moyen Âge en Occident. Pour répondre à cette demande, de nouveaux filons sont ouverts et l’exploitation de filons plus anciens est renforcée, tant que les facteurs géologiques le permettent. Les mines de Pampailly, sous l’impulsion de Jacques Cœur, sont ainsi extrêmement dynamiques20, tout comme les puits de Bohême, du Harz, du Tyrol ou encore, dans la région du Rhin supérieur, ceux de Sainte-Marie-aux-Mines21. Mais cette soif d’argent est loin d’être une nouveauté en ce xve siècle et déjà assiste-t-on à l’épuisement de certains gisements, comme ceux de l’Oisans dans le Dauphiné22. Pour leur part, les mines des Vosges méridionales tentent de répondre à un réel besoin en métaux sur les marchés locaux. Cette demande d’argent a certainement conduit à une recherche assidue de gisements dans cette aire géographique où certaines mines étaient déjà en activité depuis au moins deux siècles (Steinbach) ou tout du moins pressenties (1374 dans le nord du Comté de Bourgogne)23.

La proximité des gisements vosgiens représente donc une aubaine pour les investisseurs bâlois. Si une forme d’opportunisme marchand s’observe dans tous les grands centres économiques européens comme Nuremberg, les villes italiennes ou flamandes, les Bâlois ont su tirer profit d’une conjoncture favorable au développement de leur cité grâce à un événement majeur, le Concile de Bâle, qui a stimulé, semble-t-il, l’esprit d’entreprise des acteurs économiques de la ville. En effet, le Concile, qui a animé la ville de 1431 à 1449, a été propice à un renforcement de l’économie bâloise à travers la consolidation des acteurs en place et la mise en œuvre de nouveaux secteurs d’activité24. Le développement économique de la ville, extraordinaire entre 1433 et 1437, se manifeste alors par l’émergence d’une industrie papetière vigoureuse (on pense aux activités de la Halbisen Gesellschaft, répondant aux besoins du concile)25, mais aussi par la belle santé des secteurs textiles ou de la banque. Signe manifeste de ce dynamisme, la banque Médicis exploite une agence de 1433 à 1444 à la demande du président du concile. C’est toute une ville et ses acteurs politiques, économiques et culturels qui bénéficient de cette manne exceptionnelle.

Afin de conforter son influence économique dans cette partie du Rhin supérieur, il apparaît essentiel pour Bâle d’asseoir le rayonnement de sa monnaie. Les questions monétaires et la circulation de ces devises, sous-jacentes à la question de l’exploitation minière, sont prégnantes dans le Rhin supérieur. L’influence de la monnaie bâloise dans la Haute-Alsace est manifeste et plusieurs accords monétaires entre la maison d’Autriche et les villes rhénanes de Bâle, Brisach, Colmar et Freiburg mènent en 1403 à l’adoption du Rappen (accord du Rappenmünzbund) comme unité de compte dans un espace géographique grandissant entre 1387 et 142526. Concomitamment, les villes de la région se voient octroyer le droit de battre monnaie : Bergheim en 1313, Colmar en 137627, Thann en 138728. Concernant cette dernière ville, l’octroi du droit de battre monnaie est par ailleurs intervenu la même année que l’acte en faveur de l’abbaye de Masevaux par lequel Albert III, duc d’Autriche, confirme la propriété de la moitié des mines à l’abbaye masopolitaine tout en protégeant le travail des mineurs29. Le duc d’Autriche renforce donc, par ces deux privilèges, les structures nécessaires à la production monétaire. Cependant, l’ensemble de ces villes n’a pas usé immédiatement du droit de battre monnaie. Rien ne permet d’affirmer que Bergheim ait effectivement battu monnaie ; Colmar n’a vu son atelier produire qu’à partir de 140330, tandis que celui de Thann aurait démarré ses activités avant 1420 de manière modeste31. L’influence des Habsbourg au tournant des xive et xve siècles s’est avérée fondamentale pour dynamiser la politique monétaire de cette partie du Rhin supérieur en encourageant les accords tout en appuyant les structures de production. Cela étant, malgré la multiplication dans un premier temps toute théorique des ateliers puis réelle et la circulation de monnaies étrangères, la monnaie de Bâle reste dominante dans la région.

Fig. 3. Thaler de Thann (1511)32

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Dans ce contexte, la proximité des filons argentifères s’avère intéressante pour les villes battant monnaie. Les investissements miniers prennent tout leur sens afin de garantir au mieux un approvisionnement en métaux précieux et soutenir les besoins des ateliers de frappe comme ceux des orfèvres dont l’art se développe grandement à la fin du Moyen Âge. Malheureusement, les données sur l’approvisionnement des ateliers monétaires en métaux argentifères sont lacunaires. L’atelier de Bâle fournit des éléments intéressants pour la première moitié du xvie siècle où l’on constate que, sans surprise, les mines de Forêt-Noire mais également celles de Plancher, apportent une part non négligeable de l’argent nécessaire. Cependant, pour la fin du Moyen Âge, l’essentiel des approvisionnements en argent provient de Francfort-sur-le-Main, Nuremberg ou du marchand bâlois Hans Kölner. Entre 1425 et 1498-1499, ces trois sources d’approvisionnement fournissent 108 marks d’argent pour le premier, 191 pour le second et 110 pour le dernier33. L’écoulement de la production gérée par les investisseurs bâlois emprunte donc d’autres canaux. Toujours au xvie siècle, les données conservées pour l’atelier de Colmar nous indiquent que les principales sources d’approvisionnement en métaux argentifères proviennent des mines de Sainte-Marie-aux-Mines et Giromagny alors qu’au xive siècle (données cumulées de 1425 à 1498), l’approvisionnement de l’atelier monétaire était extrêmement diversifié : Strasbourg (178 marks), Francfort-sur-le-Main (71 marks), marchand thannois Batt Schrottisen (62 marks) pour l’essentiel34. Les données les plus pertinentes concernant les mines des Vosges méridionales nous viennent de Thann où la reprise de la frappe en 1499 est extraordinairement documentée. Les comptes nous indiquent que, dès lors, les mines de Masevaux et Plancher constituent l’un des principaux canaux d’approvisionnement. En 1499 et au cours de l’année suivante, 68,7 marks d’argent sont acquis. 4,74 marks proviennent assurément de Plancher et 37 environ de la vallée de Masevaux. Le reliquat constitue le fruit des ventes de marchands implantés localement pour lesquels il est légitime de penser qu’ils se fournissaient auprès des mines environnantes35. Ce canal se tarit lorsque les abbayes de Lure et Murbach unissent leurs destinées en 1554 après avoir obtenu le droit de battre monnaie dix ans plus tôt. C’est auprès de cet atelier que les canaux d’écoulement de l’argent de Masevaux sont les plus facilement identifiables car le recours à des marchands tiers ou à des bourses était plus limité, bien que le marchand local Batt Schrottisen ait été très actif auprès de l’atelier de sa ville. Cependant, au cours des décennies suivantes, l’atelier de Thann va considérablement diversifier son approvisionnement en se fournissant régulièrement à Francfort-sur-le-Main. Pour les mines de Plancher et Masevaux, Thann constitue leur débouché principal. Il y avait donc fort à faire en termes de négoce de métaux précieux et les marchands bâlois ont excellé en la matière36.

En effet, les marchands bâlois ont mis en exergue leur capacité à investir et à faire fructifier des affaires qui répondaient aux besoins de l’économie de leur temps. À la fin du xve siècle, la Meltinger-Zscheckenbürlin Gesellschaft, autrement connue sous le nom de « die grosse Handelsgesellschaft » et active de 1481 à 1499, est présente aussi bien dans le commerce du textile, des épices que dans celui des métaux37. Les investissements miniers peuvent être perçus comme une activité de niche au regard de la croissance, certes fluctuante, qui transparaît à travers les documents comptables relatifs aux mines de Masevaux et de Plancher dans lesquels sont consignés les transactions successives par lesquelles sont achetées et revendues les parts de mines. La fin des années 1470 et les années 1480 sont extrêmement propices à ces transactions à travers lesquelles les actionnaires ajustent leurs investissements. Ainsi, la valeur d’une part de la mine Götterschenberg de Plancher a considérablement augmenté de 1478 à 1483 : d’un florin à plus de trois livres38.

Cependant, plus qu’un opportuniste, le marchand bâlois est un entrepreneur qui investit dans des secteurs qu’il maîtrise. La mainmise progressive sur les mines du sud des Vosges, l’alliance du capital et du savoir-faire tendent à démontrer que les prises de risques préalables à l’engagement dans des marchés aussi fluctuants que celui de l’extraction et du commerce des métaux précieux étaient savamment soupesées par un groupe restreint d’individus mus par des intérêts communs. L’exploitation des mines de Plancher était une première dans les Vosges ; cette expérience s’est étendue au cours des décennies suivantes vers celles de la vallée de Masevaux. Ceci laisse penser que l’investissement initial ouvrait de saines perspectives tout en permettant aux intérêts bâlois de fructifier dans cette partie du Rhin supérieur. Néanmoins, il faut mettre en évidence la qualité d’anticipation de la demande par ces familles marchandes. Si la Halbisen Gesellschaft a su pressentir les besoins en papier qu’allait connaître le xve siècle, les familles citées précédemment ont su répondre le plus précocement possible aux besoins en métaux argentifères. Cette attention aux besoins du marché a trouvé écho dans la prise de contrôle des mines du Rhin supérieur, particulièrement celles de Masevaux et Plancher. L’enjeu allait encore plus loin car Bâle, en investissant dans les ressources minières, avait dès lors l’opportunité de s’insérer dans un marché dans lequel Francfort-sur-le-Main et Nuremberg occupaient une place de choix. Le commerce de l’argent constituait donc pour Bâle l’opportunité de diversifier son offre et ainsi de se hisser au niveau des grandes villes de l’Empire. Dans cette entreprise, Bâle parvient à se doter des instruments de croissance adéquats. Par privilège impérial, elle obtient deux foires en 1471 et, signe de la santé économique florissante de la ville, elle est le théâtre de l’une des premières loteries municipales39. Au final, force est de constater que l’abondance des capitaux bâlois à destination des gisements miniers traduit un véritable esprit d’entreprise au service d’une ville mais également de logiques familiales qui, avec le temps, se mettent en place.

L’irrésistible ascension de la famille Zscheckenbürlin de Bâle : entre logiques économique, politique et familiale

L’implication des bourgeois bâlois dans le rayonnement économique de leur ville est manifeste. Cependant, celle-ci ne se limite pas au seul aspect économique et cette élite urbaine à la tête du commerce et de l’artisanat prend, peu à peu, une part croissante dans le gouvernement de Bâle. Le fonctionnement de la ville est quelque peu particulier40, car fondé sur les corporations ; les acteurs économiques de ces cités autonomes disposent ainsi d’une grande influence politique, établie constitutionnellement. Les villes corporatives sont néanmoins peu nombreuses dans l’espace helvétique : Zurich, Schaff house, Saint-Gall et donc Bâle. À Bâle, le système corporatif est introduit en 1337, date à partir de laquelle les corporations accèdent au Conseil. Dans ce contexte, nombre des principaux animateurs de la vie économique accèdent aux fonctions politiques tout en occupant des responsabilités de premier ordre à la tête des corporations. Ils n’accèdent cependant pas aux fonctions suprêmes, privilégiant leurs activités économiques à la carrière politique41. Rudolf Wackernagel résume ainsi parfaitement l’état d’esprit de ces marchands :

Ils [Les Zscheckenbürlin] sont et restent des épiciers malgré la taille de leur grande entreprise et ils refusent strictement le passage vers la Haute Chambre, bien qu’ils aient rassemblé la fortune la plus importante. Ils tiennent à poursuivre leur négoce, la banque et la minière, doivent s’arranger avec le détail de leur boutique « Au Paon » fort fréquentée42.

Heinrich Halbisen (v. 1390-1451), copropriétaire de la compagnie éponyme, membre de la corporation du Safran, est présent dans les différents conseils tout en se voyant confier des missions militaires et diplomatiques de premier ordre43. Hans Zscheckenbürlin « le Vieux », lui aussi membre de la corporation du Safran, est également membre du Petit Conseil et garant de la ville44. Son gendre, Ludwig Kilchmann (1458-1518), occupe des fonctions politiques d’importance dans les différents conseils de la ville tout en menant une activité économique intense45. L’apport de ces individus est donc capital pour le rayonnement non seulement économique mais également politique de la ville, renforçant son caractère corporatif avant son oligarchisation progressive à partir du xvie siècle.

À la conquête politique et économique de la ville ont répondu des politiques matrimoniales et patrimoniales qui traduisent une volonté de renforcement des logiques familiales tout en faisant progresser le statut social de leurs différents membres. Parmi ces aspects, l’élaboration de logiques d’alliances matrimoniales ou de préservation du patrimoine commun sont particulièrement présents dans les familles bâloises. Une fois de plus, la famille Zscheckenbürlin paraît être un exemple de construction de ces logiques familiales. Sans dédier exclusivement ses investissements à l’extraction minière, celle-ci, tout comme par ailleurs d’autres familles telles les Bär, Kilchmann ou Meltinger, a su diversifier ses activités comme le commerce de draps ou d’épices. La polyvalence de ces familles témoigne de réelles capacités à mener des affaires fructueuses, tandis que leurs alliances matrimoniales contribuent à les consolider.

Les mariages des enfants de Hans Zscheckenbürlin « le Vieux » présentent des caractéristiques variées. Une endogamie transparaît à travers certaines unions. Les Zscheckenbürlin, à la fin du xve siècle, sont à la tête d’une immense fortune et nul doute que certaines unions devaient renforcer devant l’autel des relations que l’on peut percevoir notamment dans l’exploitation des mines. Ainsi, le grand marchand Ludwig Kilchmann, associé dans les mines de Plancher, a épousé Elisabeth Zscheckenbürlin (1449-1499), fille de Hans « le Vieux », renforçant les relations étroites de ces deux familles dans la cité46. Dans le même temps, son frère Ludwig Zscheckenbürlin convole en premières noces avec Ursula Kilchmann… sœur de son propre beau-frère. Les liens entre les deux familles sont donc étroits et renforcés par des alliances matrimoniales fortement dictées par le maintien et le renforcement de la position sociale et économique des deux familles.

Cependant, de nombreux cas d’exogamie créés par le mariage de filles avec des hommes d’origine noble semblent, de prime abord, trahir la volonté de ces familles bourgeoises de se hisser dans l’échelle économique. Or, dans le cas d’une fille benjamine de Hans Zscheckenbürlin « le Vieux », il semble que la volonté d’unir noblesse et bourgeoisie urbaine n’émane pas d’où on pourrait le penser. En effet, une affaire judiciaire autour du mariage de Marie Zscheckenbürlin avec le gentilhomme Jacques Schorp de Freudenberg met en évidence la volonté de cette famille noble de s’allier avec la famille la plus riche de Bâle. En cette fin de xve siècle, la fortune peut attirer autant que la perspective de mêler son sang au sang bleu47.

À la politique matrimoniale répondent des enjeux patrimoniaux. Là encore, la famille Zscheckenbürlin constitue un exemple. Le souci de préserver les biens familiaux entre les mains des représentants mâles en capacité de les transmettre est constaté à plusieurs reprises. Ainsi, au moment de rentrer à la Chartreuse de Bâle, le 28 mai 1487, le dernier fils de Hans « le Vieux », Hieronymus Zscheckenbürlin (1461-1536), donne à ses frères Ludwig et Hans les parts qu’il possède dans les mines de Plancher, Masevaux et Todtnau. Les biens miniers apparaissent donc comme étant d’une importance économique capitale, une source de revenus considérable qu’il s’agit de conserver entre les mains seules de la famille48.

Notables économiques et politiques, les Zscheckenbürlin, Kilchmann ou autres Meltinger sont également des notables culturels. L’exemple de Hieronymus Zscheckenbürlin est significatif49. Étudiant le droit à Paris et Orléans50, il revient dans sa cité et entre à la Chartreuse de Bâle en 1487, dont il devient le dernier prieur. Son priorat illustre le faste de son extraction. Sa proximité, ainsi que celle de ses nièces, avec Hans Holbein, lequel devait réaliser des pièces pour la Chartreuse, traduit l’environnement culturel dans lequel évoluaient ces familles d’entrepreneurs dans leur ville d’origine.

Fig. 4. Hieronymus Zscheckenbürlin en 148751

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À cette participation active à la vie culturelle de la cité répond la volonté, malgré tout, de revêtir les habits de la noblesse. En 1456, Hans Zscheckenbürlin « le Vieux » se voit délivrer un diplôme par lequel Frédéric III, roi des Romains, octroie à la famille des armoiries, « coupé au un d’argent à une chienne de gueules, et au deux de sinople, à cimier à tête humaine, portant de même, le tout sur fond bleu avec cadre rose »52. Par cet acte, il est possible que Frédéric III récompense Hans pour son rôle joué lors de la Paix de Brisach conclue entre Bâle et l’Autriche en mai 1449 et ainsi reconnaisse le rôle politique d’une famille que sa position économique rendait déjà prédominante dans la ville53.

Les mines de cette partie du Rhin supérieur, disputées entre Strasbourgeois et Bâlois, ont manifestement penché du côté de la future cité helvétique. Le dynamisme des familles allié à la puissance des corporations semble avoir été un outil efficace au service de la cité bâloise qui, à l’occasion, a vu sa sphère d’influence augmenter, tout du moins se consolider. L’analyse des activités de ces marchands démontre un réel esprit d’entreprise qui accompagne la naissance d’un premier capitalisme à la fin de l’époque médiévale. Les fortunes qui s’y construisent sont conséquentes et la prospérité de la cité rhénane ne se démentira pas au cours des décennies suivantes. Si Jacques Heers voyait la naissance du capitalisme au Moyen Âge dans le développement des activités des changeurs italiens notamment, il est possible de transposer le modèle à Bâle. Comme leurs homologues italiens, les Bâlois agissent dans le cadre familial, étendu selon les cas54. L’émergence de cette vague précoce du capitalisme rhénan ne se démarque guère cependant du capitalisme marchand des villes italiennes, de certaines cités allemandes ou encore des comptoirs de la Baltique, reposant sur les échanges marchands et les activités bancaires. Cependant, cette forme de capitalisme, fondée sur la convergence des capitaux, des structures familiales et des savoir-faire aura participé à la dynamisation économique d’une aire géographique, le Rhin supérieur. L’une des caractéristiques forte et essentielle de ce phénomène est l’importance et la puissance de ces familles urbaines qui transcendent les codes sociaux de la société médiévale. Cette puissance, fondée non sur le nom mais sur la fortune, illustre une évolution de la société dans les dernières décennies du xve siècle, en particulier à Bâle. L’étude du développement de ces mines des massifs du Rhin supérieur illustre la puissance et le rayonnement économique de Bâle en mettant en évidence la place prépondérante des familles de la ville qui ont accru l’étendue de leurs activités en les diversifiant. L’extraction minière ne constitue alors que l’un des aspects de l’économie bâloise, très variée. La dilution de l’investissement minier répond à une stratégie plus large visant à consolider et à accroître le pouvoir économique de ces familles marchandes. Leur engagement dans les mines correspond à une demande à laquelle ils ont répondu opportunément.

Aussi, l’analyse des activités minières de Bâle et, plus largement, son économie à la fin du Moyen Âge laisse à penser que ce modèle se rapproche de celui de l’économie-monde cher à Fernand Braudel55. En effet, la triple réalité de l’économie-monde semble s’adapter à Bâle : la ville occupe un espace géographique qui ne varie que sur le temps long ; la ville-centre, Bâle, est dominante dans cet espace ; le partage de cet espace s’opère en zones concentriques du cœur aux marges en passant par des zones intermédiaires. Les mines vosgiennes, en particulier celles de Plancher, se trouvent dans les marges de cet espace bâlois, tandis que, dans le Rhin supérieur, les zones intermédiaires de Bâle semblent occuper le Sundgau. Dans cette dynamique, les mines vosgiennes et de Forêt-Noire vont connaître un formidable essor jusqu’à la Guerre de Trente ans. La vitalité économique mais également culturelle de Bâle au xvie siècle s’appuie fortement sur les bases jetées par des générations de marchands, commerçants et artisans volontaires. Leurs familles s’inscriront durablement dans le paysage de la ville rhénane, naturellement ou par le biais d’alliances matrimoniales.

1 Archives départementales de la Haute-Saône [désormais AD70], H 599, Renouvellement du bail des mines de Plancher, 1469. Le document original de la

Pour un panorama de la production d’argent au Moyen Âge dans les limites actuelles de la France, voir la synthèse de Marie-Christine Bailly-Maître et

2 « Basel tickt anders ». Ce dicton populaire traduit encore de nos jours une particularité bâloise que la ville semble cultiver. Une vue d’ensemble

3 Jean Girardot, L’abbaye et la ville de Lure des origines à 1870, Vesoul, Bon, 1970, p. 39.

4 Georges Bischoff, Gouvernés et gouvernants en Haute-Alsace à l’époque autrichienne, Strasbourg, Société savante d’Alsace et des Régions de l’Est

5 Pierre Jeannin, « Note sur l’abbaye de Lure au xvie siècle », Bulletin philologique et historique (jusqu’à 1610) du Comité des travaux historiques

6 Paul Benoit, La mine de Pampailly, xve-xviiie siècles (Brussieu, Rhône), Lyon, Alpara, 1997.

7 David Bourgeois, « Les mines d’argent du sud des Vosges sous l’administration de Charles le Téméraire », Bulletin de la Société d’Agriculture

8 Staatsarchiv Basel-Stadt [désormais StaBS], Klosterarchiv Karthaus, Q 12, Bergwerke, 1466-1561.

9 Archives de la Ville de Strasbourg et de l’Eurométropole [désormais AM Strasbourg], III 16/9. Une liste de Froner (actionnaires) des mines de

10 François Liebelin, Mines et mineurs du Rosemont, Soultz, Éditions du Patrimoine minier, 2015, p. 45-46.

11 Carte générale de la comté de Bourgogne dédiée à monseigneur le duc de Duras,… gouverneur et lieutenant général… de la dite comté de Bourgogne

12 Compagnie fondée par Niklaus von Diesbach de Berne et les frères von Watt de Saint-Gall. Très active entre 1420 et 1460, elle était

13 Henri Dubois, « Marchands d’Outre-Jura en Bourgogne à la fin du Moyen Âge (vers 1340-vers 1440) », in Cinq siècles de relations franco-suisses.

14 Albrecht Schlageter, « Zur Geschichte des Bergbaus im Umkreis des Belchen », in Der Belchen. Geschichtlich-naturkundliche Monographie des schönsten

15 P. Jeannin, « Notes sur l’abbaye de Lure au xvie siècle », art. cit.

16 L’orthographe du nom de cette famille est multiple. Par convention, nous adoptons celle retenue dans le Dictionnaire historique de la Suisse.

17 StaBS, Klosterarchiv Karthaus, Q 12, vente de parts de mines à Plancher et Masevaux. Concernant Ulrich Meltinger, voir Matthias Steinbrink, Ulrich

18 Stefan Hess, « Hans Zscheckenbürlin », Dictionnaire historique de la Suisse, 2013 [En ligne : https://www.beta.hls-dhs-dss.ch/fr/articles/019307/

19 La Corporation du Safran regroupait entre autres les épiciers, pharmaciens ou relieurs. Celle de l’Ours rassemblait les changeurs, les orfèvres

20 P. Benoit, La mine de Pampailly… op. cit.

21 La production scientifique relative aux mines de Sainte-Marie-aux-Mines est abondante et en constant renouvellement, sous l’impulsion de Pierre

22 Marie-Christine Bailly-Maître (dir.), L’histoire si curieuse des mines de Brandes, Grenoble, Presses universitaires de Grenoble, 2015.

23 Les fouilles entreprises par Bernard Bohly dans les mines de Steinbach assurent une exploitation des sites au xiiie siècle, voire au xiie siècle (

24 Johannes Helmrath, Michael Lauener, « Concile de Bâle », in Dictionnaire historique de la Suisse, 2016 [En ligne : https://www.beta.hls-dhs-dss.ch/

25 Stefan Hess, « Halbisen-Gesellschaft », in Dictionnaire historique de la Suisse, 2007 [En ligne : https://www.beta.hls-dhs-dss.ch/fr/articles/

26 Odile Kammerer, « Aires de diffusion du Rappen (xive-xve siècles) », in Atlas historique d’Alsace, 2005 [En ligne : http://www.atlas.historique.

27 Archives municipales de Colmar [désormais AM Colmar], CC 108, Octroi du droit de frapper monnaie par Charles IV, 1376.

28 Archives municipales de Thann [désormais AM Thann], AA 1, Cartulaire Surgant (1483), Acte n° 21,1387.

29 Archives départementales du Haut-Rhin [désormais AD68], 10 G 18, 1387.

30 AM Colmar, CC 109.

31 AM Thann, CC 26.

32 Bibliothèque nationale universitaire, Armoire II, Plateau 20.

33 StaBS, Älteres Hauptarchiv, Münz A1, Allgemeines und einzelnes, 1377-1927. Voir également Bernd Breyvogel, Silberbergbau und Silbermünzprägung am

34 AM Colmar, CC 113-114, Registres des quantités d’argent livrées à l’atelier de Colmar, 1533-1591. Pour la période médiévale, les données utilisées

35 AM Thann, CC 32, Quantités d’argent achetées à Plancher, Masevaux et Francfort, 1498-1633. Les données comptables permettent de déterminer le prix

36 Les concessionnaires versaient une partie de la valeur du minerai extrait au propriétaire des sols, environ 10 % selon les cas, laissant disponible

37 Johannes Apelbaum, Basler Handelsgesellschaften im fünfzehnten Jahrhundert mit besonderer Berücksichtigung ihrer Formen, Berne, Stimpfli & Cie, 19

38 StaBS, KK, Q 12.

39 Jean-Dominique Delle Luche, « La fortune du pot. Les loteries municipales en Allemagne (xve-xvie siècles) : divertissement collectif, prestige

40 Anne-Marie Dubler, « Villes corporatives », in Dictionnaire historique de la Suisse, 2015 [En ligne : https://www.beta.hls-dhs-dss.ch/fr/articles/

41 Ces acteurs de la vie économique de la ville sont en grande partie issus des quinze corporations de la ville. Parmi les corporations les plus

42 « Sie [Die Zscheckenbürlin] sind und bleiben Krämer auch im Grossbetriebe und lehnen, trotzdem sie das mächtigste Vermögen zusammengebracht haben

43 Stefan Hess, « Heinrich Halbisen », in Dictionnaire historique de la Suisse, 2007 [En ligne : https://www.beta.hls-dhs-dss.ch/fr/articles/028582/

44 Stefan Hess, « Hans Zscheckenbürlin », in Dictionnaire historique de la Suisse, 2013 [En ligne: https://www.beta.hls-dhs-dss.ch/fr/articles/019307/

45 Samuel Schüpbach-Guggenbühl, « Ludwig Kilchmann », in Dictionnaire historique de la Suisse, 2008 [En ligne : https://www.beta.hls-dhs-dss.ch/fr/

46 Wilhelm Richard Staehelin, Wappenbuch der Stadt Basel, vol. I-III, Bâle, Lips, 1917-1930.

47 Gabriela Signori, « L’éphémère voix vivante. Les contrats de mariage dans le sud de l’Allemagne (xive-xve siècles) », in A. Bellavitis, L. Casella

48 StaBS, Karthäuser Urkunden Nr. 360, Don de Hieronymus Zscheckenbürlin de ses parts de mines à ses frères, 1487.

49 Stefan Hess, « Hieronymus Zscheckenbürlin », in Dictionnaire historique de la Suisse, 2013 [En ligne : https://www.beta.hls-dhs-dss.ch/fr/articles/

50 Les livres des procurateurs de la Nation germanique de l’ancienne université d’Orléans (1444-1602), t. I : Premier livre des procurateurs, Leyde

51 Kunstmuseum Basel, Inv. 33.

52 L’acte dont il est question ici a été mis en vente par une librairie parisienne en 2012. Malgré des sollicitations répétées, il ne nous a pas été

53 Les actifs de Hans « le Vieux » et de ses deux fils aînés en 1475 sont estimés à plus de 21 000 florins, somme tout à fait considérable qui s’est

54 Jacques Heers, La naissance du capitalisme au Moyen Âge. Changeurs, usuriers et grands financiers, Paris, Perrin, 2012.

55 Fernand Braudel, Civilisation matérielle, économie et capitalisme, xve-xviiie siècles, t. 3 : Le Temps du monde, Paris, Armand Colin, 1979.

Notes

1 Archives départementales de la Haute-Saône [désormais AD70], H 599, Renouvellement du bail des mines de Plancher, 1469. Le document original de la concession de 1458 ne nous est pas parvenu. Sa teneur est relatée par le document cité ici.

Pour un panorama de la production d’argent au Moyen Âge dans les limites actuelles de la France, voir la synthèse de Marie-Christine Bailly-Maître et Paul Benoit : « Les mines d’argent de la France médiévale », in L’argent au Moyen Âge, Actes des congrès de la Société des Historiens médiévistes de l’Enseignement supérieur public [28e congrès, Clermont-Ferrand], Paris, Publications de la Sorbonne, 1997, p. 17-45 et notamment p. 43.

2 « Basel tickt anders ». Ce dicton populaire traduit encore de nos jours une particularité bâloise que la ville semble cultiver. Une vue d’ensemble de l’économie bâloise est due à Heinz Polivka : Basel und seine Wirtschaft : eine Zeitreise durch 2000 Jahre, Lenzburg, Merker, 2016.

3 Jean Girardot, L’abbaye et la ville de Lure des origines à 1870, Vesoul, Bon, 1970, p. 39.

4 Georges Bischoff, Gouvernés et gouvernants en Haute-Alsace à l’époque autrichienne, Strasbourg, Société savante d’Alsace et des Régions de l’Est, 1982, p. 230-232.

5 Pierre Jeannin, « Note sur l’abbaye de Lure au xvie siècle », Bulletin philologique et historique (jusqu’à 1610) du Comité des travaux historiques et scientifiques, Actes du 92e Congrès des Sociétés savantes (Strasbourg-Colmar, 1967), vol. II, Paris, Imprimerie Nationale, 1969, p. 483-526.

6 Paul Benoit, La mine de Pampailly, xve-xviiie siècles (Brussieu, Rhône), Lyon, Alpara, 1997.

7 David Bourgeois, « Les mines d’argent du sud des Vosges sous l’administration de Charles le Téméraire », Bulletin de la Société d’Agriculture, Lettres, Sciences et Arts de Haute-Saône, 102 (2017), p. 60-70.

8 Staatsarchiv Basel-Stadt [désormais StaBS], Klosterarchiv Karthaus, Q 12, Bergwerke, 1466-1561.

9 Archives de la Ville de Strasbourg et de l’Eurométropole [désormais AM Strasbourg], III 16/9. Une liste de Froner (actionnaires) des mines de Masevaux en 1490 indique un très grand nombre de Strasbourgeois impliqués dans l’exploitation de la mine Saint-Wolfgang. Ce recrutement relativement élargi des actionnaires diffère du cas bâlois pour lequel les parts de mines sont concentrées dans les mains d’un nombre plus restreint d’actionnaires.

10 François Liebelin, Mines et mineurs du Rosemont, Soultz, Éditions du Patrimoine minier, 2015, p. 45-46.

11 Carte générale de la comté de Bourgogne dédiée à monseigneur le duc de Duras,… gouverneur et lieutenant général… de la dite comté de Bourgogne, après avoir esté reveue, corrigée et augmentée par ses ordres en l’année 1675 (BNF, GE DD-2987, 1675). Sur le détail de cette carte figurent les différentes composantes de la principauté de Lure centrées autour de Lure et de la seigneurie de Passavant gardée par le château éponyme. C’est dans cette seigneurie que sont situées les mines de Plancher.

12 Compagnie fondée par Niklaus von Diesbach de Berne et les frères von Watt de Saint-Gall. Très active entre 1420 et 1460, elle était particulièrement spécialisée dans le commerce des draps. Martin Körner, « Compagnie Diesbach-Watt », Dictionnaire historique de la Suisse, 2011 [En ligne: https://beta.hls-dhs-dss.ch/fr/articles/041649/2011-08-18/].

13 Henri Dubois, « Marchands d’Outre-Jura en Bourgogne à la fin du Moyen Âge (vers 1340-vers 1440) », in Cinq siècles de relations franco-suisses. Hommage à Louis-Édouard Roulet, Neuchâtel, Éditions de la Baconnière, 1984, p. 21-30.

14 Albrecht Schlageter, « Zur Geschichte des Bergbaus im Umkreis des Belchen », in Der Belchen. Geschichtlich-naturkundliche Monographie des schönsten Schwarzwaldberges, Karlsruhe, Institut für Ökologie und Naturschutz, 1989, p. 127-309.

15 P. Jeannin, « Notes sur l’abbaye de Lure au xvie siècle », art. cit.

16 L’orthographe du nom de cette famille est multiple. Par convention, nous adoptons celle retenue dans le Dictionnaire historique de la Suisse.

17 StaBS, Klosterarchiv Karthaus, Q 12, vente de parts de mines à Plancher et Masevaux. Concernant Ulrich Meltinger, voir Matthias Steinbrink, Ulrich Meltinger : ein Basler Kaufmann am Ende des 15. Jahrhunderts, Stuttgart, Steiner, 2007.

18 Stefan Hess, « Hans Zscheckenbürlin », Dictionnaire historique de la Suisse, 2013 [En ligne : https://www.beta.hls-dhs-dss.ch/fr/articles/019307/2013-08-06/].

19 La Corporation du Safran regroupait entre autres les épiciers, pharmaciens ou relieurs. Celle de l’Ours rassemblait les changeurs, les orfèvres, les monnayeurs et les fondeurs de cloches. Quant à la Corporation « à la Clé », les marchands et tondeurs fournissaient l’essentiel des effectifs.

20 P. Benoit, La mine de Pampailly… op. cit.

21 La production scientifique relative aux mines de Sainte-Marie-aux-Mines est abondante et en constant renouvellement, sous l’impulsion de Pierre Fluck et Joseph Gauthier notamment (Pierre Fluck, Sainte-Marie-aux-Mines. Les mines du rêve, Soultz, Éditions du Patrimoine minier, 2000).

22 Marie-Christine Bailly-Maître (dir.), L’histoire si curieuse des mines de Brandes, Grenoble, Presses universitaires de Grenoble, 2015.

23 Les fouilles entreprises par Bernard Bohly dans les mines de Steinbach assurent une exploitation des sites au xiiie siècle, voire au xiie siècle (datation au Carbone 14 ou dendrochronologie ; données fournies par Bernard Bohly. Voir également DRAC Alsace, Service régional de l’Archéologie, Bilan scientifique 2002, Strasbourg, 2005, p. 54). La connaissance des filons argentifères dans la Terre de Faucogney, au nord du Comté de Bourgogne est attestée dans l’acte d’acquisition de cette Terre par le duc de Bourgogne en 1374. L’acte fait mention de stanna (Archives départementales de la Côte d’Or [désormais AD21], B 1058).

24 Johannes Helmrath, Michael Lauener, « Concile de Bâle », in Dictionnaire historique de la Suisse, 2016 [En ligne : https://www.beta.hls-dhs-dss.ch/fr/articles/017162/2016-01-26/].

25 Stefan Hess, « Halbisen-Gesellschaft », in Dictionnaire historique de la Suisse, 2007 [En ligne : https://www.beta.hls-dhs-dss.ch/fr/articles/041653/2007-11-26/]. Voir également Sandra Schultz, Papierherstellung im deutschen Südwesten. Ein neues Gewerbe im späten Mittelalter, Berlin, De Gruyter, 2018.

26 Odile Kammerer, « Aires de diffusion du Rappen (xive-xve siècles) », in Atlas historique d’Alsace, 2005 [En ligne : http://www.atlas.historique.alsace.uha.fr/fr/moyen-age/55-aires-diffusion-rappen-xive-xve-siecles.html]. Carte et notices établies à partir de : Tom Scott, Regional Identity and Economic Change. Upper Rhine 1450-1600, Oxford, Oxford University Press, 1997.

27 Archives municipales de Colmar [désormais AM Colmar], CC 108, Octroi du droit de frapper monnaie par Charles IV, 1376.

28 Archives municipales de Thann [désormais AM Thann], AA 1, Cartulaire Surgant (1483), Acte n° 21,1387.

29 Archives départementales du Haut-Rhin [désormais AD68], 10 G 18, 1387.

30 AM Colmar, CC 109.

31 AM Thann, CC 26.

32 Bibliothèque nationale universitaire, Armoire II, Plateau 20.

33 StaBS, Älteres Hauptarchiv, Münz A1, Allgemeines und einzelnes, 1377-1927. Voir également Bernd Breyvogel, Silberbergbau und Silbermünzprägung am südlichen Oberrhein im Mittelalter, Leinfelden, DRW Verlag, 2003, p. 499.

34 AM Colmar, CC 113-114, Registres des quantités d’argent livrées à l’atelier de Colmar, 1533-1591. Pour la période médiévale, les données utilisées proviennent du registre CC 115 b. Voir également B. Breyvogel, Silberbergbau und Silbermünzprägung… op. cit.

35 AM Thann, CC 32, Quantités d’argent achetées à Plancher, Masevaux et Francfort, 1498-1633. Les données comptables permettent de déterminer le prix d’achat de l’argent, soit environ dix livres le mark.

36 Les concessionnaires versaient une partie de la valeur du minerai extrait au propriétaire des sols, environ 10 % selon les cas, laissant disponible une quantité non négligeable de métaux disponible pour le négoce.

37 Johannes Apelbaum, Basler Handelsgesellschaften im fünfzehnten Jahrhundert mit besonderer Berücksichtigung ihrer Formen, Berne, Stimpfli & Cie, 1915, p. 43-47 ; Jean-Jacques Hémardinquer, « Capitalisme bâlois et histoire bancaire », Annales. Économies, sociétés, civilisations, 13/3 (1958), p. 564-572.

38 StaBS, KK, Q 12.

39 Jean-Dominique Delle Luche, « La fortune du pot. Les loteries municipales en Allemagne (xve-xvie siècles) : divertissement collectif, prestige municipal et concurrence urbaine », Revue historique, 687 (2018/3), p. 553-592.

40 Anne-Marie Dubler, « Villes corporatives », in Dictionnaire historique de la Suisse, 2015 [En ligne : https://www.beta.hls-dhs-dss.ch/fr/articles/009917/2015-01-25/].

41 Ces acteurs de la vie économique de la ville sont en grande partie issus des quinze corporations de la ville. Parmi les corporations les plus influentes, celles du Safran, de l’Ours et « à la Clé », ont compté dans leurs rangs nombre d’individus impliqués dans les activités extractives.

42 « Sie [Die Zscheckenbürlin] sind und bleiben Krämer auch im Grossbetriebe und lehnen, trotzdem sie das mächtigste Vermögen zusammengebracht haben, den Übergang zur Hohen Stube konsequent ab. Sie halten am Geschäftefest ; Bank und Bergwerk müssen sich mit dem Detail ihres frequentierten Kaufladens “Zum Pfauen” vertragen » (Rudolf Wackernagel, Geschichte der Stadt Basel, vol. 2/2, Bâle, Helbing & Lichtenhahn, 1916, p. 904).

43 Stefan Hess, « Heinrich Halbisen », in Dictionnaire historique de la Suisse, 2007 [En ligne : https://www.beta.hls-dhs-dss.ch/fr/articles/028582/2007-10-10/].

44 Stefan Hess, « Hans Zscheckenbürlin », in Dictionnaire historique de la Suisse, 2013 [En ligne: https://www.beta.hls-dhs-dss.ch/fr/articles/019307/2013-08-06/]. Le père de ce personnage, Heinzmann Z. n’est pas inconnu en Haute-Alsace puisqu’il fut receveur à Ribeauvillé.

45 Samuel Schüpbach-Guggenbühl, « Ludwig Kilchmann », in Dictionnaire historique de la Suisse, 2008 [En ligne : https://www.beta.hls-dhs-dss.ch/fr/articles/019244/2008-10-16/].

46 Wilhelm Richard Staehelin, Wappenbuch der Stadt Basel, vol. I-III, Bâle, Lips, 1917-1930.

47 Gabriela Signori, « L’éphémère voix vivante. Les contrats de mariage dans le sud de l’Allemagne (xive-xve siècles) », in A. Bellavitis, L. Casella, D. Raines, Construire les liens de famille dans l’Europe moderne, Mont-Saint-Aignan, Presses universitaires de Rouen et du Havre, 2013, p. 15-33.

48 StaBS, Karthäuser Urkunden Nr. 360, Don de Hieronymus Zscheckenbürlin de ses parts de mines à ses frères, 1487.

49 Stefan Hess, « Hieronymus Zscheckenbürlin », in Dictionnaire historique de la Suisse, 2013 [En ligne : https://www.beta.hls-dhs-dss.ch/fr/articles/021549/2013-02-13/].

50 Les livres des procurateurs de la Nation germanique de l’ancienne université d’Orléans (1444-1602), t. I : Premier livre des procurateurs, Leyde, Brill, 1978, p. 102-103.

51 Kunstmuseum Basel, Inv. 33.

52 L’acte dont il est question ici a été mis en vente par une librairie parisienne en 2012. Malgré des sollicitations répétées, il ne nous a pas été communiqué le nom de l’acquéreur. Il ne semble pas s’agir des Archives de l’État de Bâle-Ville.

53 Les actifs de Hans « le Vieux » et de ses deux fils aînés en 1475 sont estimés à plus de 21 000 florins, somme tout à fait considérable qui s’est très fortement accrue en l’espace d’un demi-siècle : en 1429, le patriarche de la famille contribue aux finances de la ville en payant des taxes sur 1 500-2 000 florins, sur 6 400 florins en 1453. Cf. August Burckhardt, « Die Zscheggenbürlin, ein ausgestorbenes Basler Geschlecht », Schweizerisches Geschlechterbuch, 1 (1905), p. 807-820.

54 Jacques Heers, La naissance du capitalisme au Moyen Âge. Changeurs, usuriers et grands financiers, Paris, Perrin, 2012.

55 Fernand Braudel, Civilisation matérielle, économie et capitalisme, xve-xviiie siècles, t. 3 : Le Temps du monde, Paris, Armand Colin, 1979.

Illustrations

Fig. 1. Les mines du sud des Vosges à la fin du Moyen Âge

Fig. 1. Les mines du sud des Vosges à la fin du Moyen Âge

Fig. 2. Les mines de Plancher et la principauté de Lure11

Fig. 2. Les mines de Plancher et la principauté de Lure11

Fig. 3. Thaler de Thann (1511)32

Fig. 3. Thaler de Thann (1511)32

Fig. 4. Hieronymus Zscheckenbürlin en 148751

Fig. 4. Hieronymus Zscheckenbürlin en 148751

References

Bibliographical reference

David Bourgeois, « Le marchand bâlois, ses mines et ses réseaux ou l’émergence du capitalisme rhénan au xve siècle », Revue du Rhin supérieur, 1 | 2019, 175-193.

Electronic reference

David Bourgeois, « Le marchand bâlois, ses mines et ses réseaux ou l’émergence du capitalisme rhénan au xve siècle », Revue du Rhin supérieur [Online], 1 | 2019, Online since 01 novembre 2019, connection on 25 juillet 2024. URL : https://www.ouvroir.fr/rrs/index.php?id=92

Author

David Bourgeois

David Bourgeois est doctorant en histoire médiévale à l’université de Haute-Alsace, archiviste aux archives municipales de Mulhouse et chargé de cours à l’université de Haute-Alsace. Sa thèse, sous la direction de Pierre Fluck et Jean-Jacques Schwien, porte sur l’étude des « Mines polymétalliques des Vosges méridionales à la fin du Moyen Âge ».

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