Contexte institutionnel et scientifique
Les journées d’étude internationales sur l’éducation nouvelle tenues à Épinal en mars 2026 s’inscrivent dans la continuité d’une dynamique locale déjà bien établie. Depuis de nombreuses années, l’Inspé de Lorraine accueille en effet les rencontres régionales sur la coopération à l’école, manifestation qui a progressivement fédéré enseignants, formateurs et militants pédagogiques autour des pratiques coopératives.
Dans un contexte de profondes transformations (réformes curriculaires, masterisation, redéfinition des maquettes de formation) il est apparu nécessaire de mettre en dialogue leurs questionnements nationaux avec ceux de leurs partenaires européens. C’est dans cet esprit que l’Inspé de Lorraine, composante de l’université de Lorraine, a engagé ce projet en partenariat avec les laboratoires LISEC et CREAD (université de Rennes 2). Ce projet a pris la forme de deux journées intitulées « Former à et par l’éducation nouvelle au xxie siècle… Un enjeu européen ? » (INSPÉ Épinal, 3 et 4 mars 2026) avec la conviction que cette édition inaugurale n’est qu’un point de départ1. L’ambition est de pérenniser et de développer ces journées, en élargissant le réseau des institutions partenaires et en approfondissant les axes de recherche collaboratifs esquissés lors de cette rencontre fondatrice. Des articles de cette première édition, mis en ligne sur Factuel, témoignent de cette volonté de capitaliser sur les travaux engagés et d’en assurer une diffusion la plus large possible.
Épinal 2026, lieu de convergence : vers une dynamique de recherche et de coopération éducative
Pensée comme un espace inédit de réflexion et de dialogue, cette manifestation se distinguait par une conception résolument novatrice, réunissant enseignants-chercheurs, doctorants, étudiants en master des Métiers de l’éducation et de la formation, ainsi que des militants praticiens de l’éducation nouvelle. L’ambition était claire : croiser les regards, confronter les expériences de terrain et ouvrir un véritable espace de pensée collective autour des enjeux contemporains de l’éducation.
La première journée a articulé, en matinée, quatre ateliers-débats. L’après-midi a donné lieu à des échanges en séance plénière, avant que la journée ne s’achève par une conférence de Sandrine Breithaupt2, qui a soumis à l’examen critique la question de la compatibilité entre les logiques institutionnelles de l’Éducation nationale et les principes fondateurs de l’Éducation nouvelle : « Éducation nationale et Éducation nouvelle : vers une alliance lucide… ».
La seconde journée s’est ouverte par une conférence de Clothilde Jouzeau Kraeutler3, consacrée à la classe coopérative envisagée comme espace de coéducation. Ce temps fort a été suivi du témoignage de Céline Bouhours4, qui a exposé trois modalités originales d’implication des familles dans la vie scolaire. L’après-midi a été entièrement dédié à dix-sept ateliers participatifs, organisés en deux vagues successives et animés par des membres de l’ICEM5, du CEMEA6 et de l’OCCE7.
Les discussions engagées au cours de ces deux journées ont conduit à la création d’un réseau d’échanges destiné à favoriser la circulation des pratiques, des recherches et des analyses entre acteurs issus de différents contextes nationaux.
Pour la suite, une publication des actes de cette journée est prévue prochainement ainsi que l’organisation d’une autre manifestation scientifique et coopérative afin de poursuivre les échanges, réflexions et partenariats mis en place.
